La Macedoine : il faut y aller à vélo !

Après un circuit de 25 jours de cyclotourisme en Macedoine (15 juin -10 juillet 2017) voici un petit bilan à l’usage des candidats.

La Macedoine est idéale pour faire du cyclotourisme.

Route.
Un bon réseau de petites routes plutôt bien asphaltées, même s’il faut se méfier des nids de poule. Peu de circulation sauf à l’entrée de quelques villes. Mais attention ! chaussées étroites et sans bas-côté. Les automobilistes sont plutôt respectueux des cyclistes.
Il y a toujours une ancienne route « de service » qui longe l’autoroute et permet de l’éviter . La signalisation est bonne, souvent en lettre slaves et latines.
La carte Gizi Map 1/250 000 est assez fiable.
Avec http://www.mapsme, Wikiloc, openrunner.com + GPS openmbtmap c’était parfait.
Nous avons pris quelques pistes à travers la montagne sans difficulté, mais prévoir des pneus type VTC >32, non des pneus fins de route.
Curieusement les macédoniens sont assez précis quand ils donnent une indication d’itinéraire.
La police et gendarmerie sont très serviables et de bon conseil, même s’il peut leur arriver, dans les villes, par curiosité, de vous demander vos papiers. Ne pas hésiter à aller les voir et les solliciter. Ils parlent souvent anglais.
Guide « Petit Futé «  très incomplet. Des cartes nulles. Mais il semble le seul en français. Voir « les guides bleus » ?
Lonely Planet mieux, en anglais. Pas utilisé.

Nourriture
Nombreuses fontaines ou sources, surtout dans l’ouest, que nous avons bues, comme l’eau du robinet, sans connaître de conséquence gastrique.

Des bistrots et restau dans chaque village, carrefour et autre. Inutile d’emporter des réserves avec soi, sauf dans quelques destinations de monastères. Les villages de montagnes sont souvent quasi abandonnés sans boutique ni restau.
Toujours et partout le même menu de salades, fromage, grillades, » pomfrit ». Légumes délicieux, tomates, poivrons forts et doux, oignons , courgettes, aubergines + chou, carottes et betteraves râpées . Et les bereks !!!
Dans la campagne, dans tout le pays on met du fromage partout, quand il n’y en a pas c’est qu’il y a de la crème ou du yaourt.
Une portion suffit souvent pour 2 personnes. De la bière, pivo, de l’eau de vie, rakkia, des sodas et du café expresso, turc ou Nescafé frappé partout.

Hébergement
La Macédoine n’est pas adaptée au cyclo camping car il n’y a pas ou peu d’infrastructure pour les campeurs. Quand nous avons croisé des campings ils ressemblaient plus à des camps de réfugiés mal entretenus et pas attrayants. La camping sauvage est officiellement interdit et il ne semble pas possible aux particuliers de vous héberger sans autorisation de la police.(à vérifier). En tout cas, ce n’est pas dans les habitudes.

En revanche des auberges et hôtels dans toutes les villes et bourgs (10 à 20€ / personne/ nuit quelques fois avec PD) et des chambres chez l’habitant « homologuée «  (5 à 10€/pers) toujours très propres, même si la plomberie est un art mal maîtrisé dans ce pays. Il y a souvent un hôtel associé à la station service essence.
Certains monastères disposent de konaks, refuges pour les passants. ( 2 à 5 €, voire gratuit + une donation au monastère ). Prudence car certains n’en ont pas, d’autres donnent priorité aux pèlerins orthodoxes, enfin d’autres sont fermés, ou le pope absent ou la gardienne de mauvaise humeur. Des cadres somptueux et soignés. Un confort spartiate. De belles rencontres. Prévoir sa nourriture.

Le site http://www.booking.com est bien pratique et répandu.
http://www.warmshowers.com est peu diffusé. Sur 3 demandes : 2 sans réponse, 1 négative pour cause d’accouchement.
Airbnb à Skopje.

Mécanique et transports
Dépannage : pas de point de vue, nous n’avons eu aucun Pb. Il y a beaucoup de vélos dans le pays. Du plus ancestral utilisé par le paysan pour aller au champ, au VTT le plus moderne utilisé par le jeune cadre urbain.
Des quincailleries partout.

On peut mettre son vélo dans les « vieux » trains, pas les neufs. Se renseigner auprès du chef de gare.
Des bus partout pour aller partout. On peut mettre son vélo dans le bus « en fonction de la place et de la taille du bus ». Selon le bon principe « nema problema ». -Ça se discute
Les taxis acceptent aussi d’embarquer des vélos.

Climat
En juin juillet  (2017) nous avons eu un climat de « bel été » en France. 2 jours de pluie un peu frais en montagne (Mavrovo) et 3 jours de canicule exceptionnelle dans le sud (>40°C)

Pratique
Le macédonien s’écrit en cyrillique, qu’on apprend à déchiffrer. C’est une langue incompréhensible pour non initié. En revanche beaucoup parlent anglais, quelques ex émigrés parlent allemand ou italien, rares parlent français, bien que les français soient « bien vus ».

Des Distributeurs Automatiques de Banques (DAB), dans toutes les villes « d’une certaine importance » . On peut toujours payer en €, bien qu’illégal . La CB est acceptée dans hôtels, restau , supermarchés.
Les macédoniens, H et F, fument énormément, y compris dans les restau et les chambres d’hôtel .
Nous n’avons été embêté par les moustiques que près des lacs, en revanche beaucoup d’insectes volants ou non en montagne ( et oui, c’est l’été aussi en Macédoine.
Des pharmacies dans les bourgs et villes.

En conclusion : il faut y aller
Le pays vaut surtout pour sa nature et ses paysages, les villes ont peu d’intérêt , voire moches, Les sites touristiques sont mal mis en valeur mais déserts. Globalement le pays est sale de détritus plastiques partout.
Le patrimoine religieux est remarquable, la ville de Skopje est une curiosité d’urbanisme kitch.
L’accueil est toujours sympa et respectueux, jamais envahissant, toujours serviable. À part 2 ou 3 sites ( Ohrid, Dojran) l’absence de touriste est une raison de voyager en Macédoine.
Ce pays vaut plus que d’être simplement traversé. Grand comme un grand département français nous y avons fait plus de 1100 km dans le mois, en découvrant chaque fois de nouveaux paysages. Sans site « à couper le souffle.

Pays très montagneux, calcaire à l’ouest, granitique et volcanique à l’est. Les côtes peuvent être raides mais jamais très longues.

Nous avons croisé 1 couple sur un tandem.
Un groupe de Hollandais à vélo, accompagné d’un guide et service de bagages, dans l’ouest. Quelques cyclistes « de route à la journée » macédoniens vers Skopje. Sinon aucun cyclotouriste .

et quelques images pour vous donner l’envie d’y aller :

https://www.icloud.com/sharedalbum/#B0U5fEtEvGfp2qo

 

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Pelagonie 

26 juin

 Krushevo se mérite à 1250 m d’altitude au dessus de la plaine de Pelagonie à 600m. Ville station, en amphithéâtre qui m’a fait pensé à ce magnifique village de Grèce, Kalarites, que nous avions découvert il y a près de 35 ans, au bout d’une méchante piste de cailloux.


Mais Krushevo est bien plus grande et ne possède pas l’unité architecturale de ce village grec. N’empêche que l’ambiance des bistrots vaut la comparaison, si ce n’est la sale habitude des Macédoniens de mettre de la musique à fond, plutôt du boum-boum techno qui traverse cloison et boules Quies. Le village est un enchevêtrement de ruelles pavées, en pente évidemment, avec une alternance de mâsures, de grandes maisons bourgeoises et de constructions récentes entre quelques ruines abandonnées. 


Bien qu’il y ait un grand hôtel et quelques remontées mécaniques on sent une ville en perte de vitesse. Encore une fois, à part quelques touristes locaux, la ville semble peuplée de retraités.

Le Makedonium est une construction moderne, (1974 ?) que Le Corbusier n’aurait pas renié. Un hommage aux héros de la Macedoine et de la Yougoslavie. Encore une fois en cours de rénovation.

Juste en dessous, la population macédonienne afflue vers un mémorial immense bâti en forme de croix et de style moderne, verre et béton, à la mémoire d’une idole pop tuée dans un accident de voiture à 25 ans. Il semble avoir plus de succès que les héros de la patrie….

Dimiter, né en 1952, coule sa retraite heureuse à charrier du bois avec son ânesse. Il nous apostrophe en français, langue qu’il a apprise par internet et en copiant les textes de chansons françaises, et nous raconte sa vie et ses enfants à l’aide de Facebook !

Eglise, Makedonium, mémorial, galerie-musée fermées : c’est dimanche. Pas plus de chance lundi. En revanche la vie du village est plus active autour du petit marché.



Dimiter et sa femme
Eglise, Makedonium, mémorial, galerie-musée fermées : c’est dimanche. Pas plus de chance lundi. En revanche la vie du village est plus active autour du petit marché.


Pour rejoindre Prilep, la grande ville 600 m en dessous, il faut traverser la Pelagonie, immense plaine agricole où les champs de polyculture alternent avec les jardins de cultures vivrières et les champs de tabac. Le tabac noir de Prilep a eu son heure de gloire. Un institut de recherche travaille à articuler production et marché. Pourtant le marché local du tabac doit être grand, tant les macédoniens fument. Partout. Tout le monde. Rue, restaurants, terrasse, chambres d’hôtel…. la fumée, les clopes, les mégots…on avait oublié comment c’était en France il y a quelques années. 


Le ciel appartient aux Cigognes qui posent leurs nids sur pylônes ou maisons, mais près des villages.

Il faut remonter 600 m en 6 km pour atteindre le monastère de Treskavec où nous avons prévu de passer la nuit. Sur les derniers km nous sommes contraints à la poussette pour franchir les 12 à 13% de pente. Et là-haut, c’est le chantier de reconstruction car le monastère à brûlé il y a quelques années, histoires de querelles entre courants religieux, gouvernement et autonomie…un moine bougon nous renvoie dormir à Prilep après que nous profitons de la vue magnifique, malgré les orages qui rôdent.

Orhid

20 et 21 juin Orhid est une petite ville adossée à une colline, au bord de la rive est du lac éponyme. Elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, depuis 1977.

Ohrid je du port

 En effet, ses remparts abritent un condensé d’histoire de plusieurs milliers d’années. Une forteresse remontant à 2 siècles avant notre ère et remaniée au cours des différentes invasions, plusieurs basiliques des premiers chrétiens, des églises du moyen-âge, aux fresques magnifiques, … cette richesse vient du fait qu’Orhid se trouvait sur la via Egnatia, reliant Dures, en Albanie, à Byzance (déjà parcourue en 146 av JC). 


Cette richesse a longtemps été oubliées et n’attirent les archéologues et les touristes que depuis les années 1930. Une photo du début du 20 ème siècle montre quelques masures, alors que la ville, notamment à l’intérieur des remparts , est maintenant constituée de jolies bâtisses blanches de deux ou trois étages, aux fenêtres encadrées de bois sombre et longeant de jolies ruelles pavées et en pente du plus bel effet.

Fresque de St Clement et Ste Marie « visible partout »

La ville est animée, mais nous sommes heureux d’y passer en juin plutôt qu’en plein été. 

Après les visites culturelles, les petites criques, sous les falaises nous accueillent pour une sieste sur transats, à l’ombre d’un parasol et une baignade dans une eau fraîche et limpide ! 

Saint Pantaleinion

Le lac, d’une trentaine de km de long et de 11 à 14 km de large, sépare la Macédoine de l’Albanie, à l’ouest. Il est bordé de montagnes couvertes de forêts sur ses pentes et de hauts plateaux plutôt désertiques en haut. Ce lac, d’un a un effondrement du sol au tertiaire est particulièrement profond, environ 260 m ! Ses eaux proviennent, par infiltration, du lac Prespa, 160 m plus haut et plus à l’est. 

ABC

Mavrovo, région de l’ouest

Le 16 juin 2016 -20 juinEn quittant Skopje vers l’ouest on rejoint une chaîne de montagnes frontalière avec l’Albanie. Ici, le drapeau albanais, l’aigle noir sur fond rouge, est plus fréquent que le drapeau macédonien. C’est un des premiers signes visible du mélange de populations, religions, ethnies et autres. Pendant le ramadan, les bars et restau de Tetovo ne servent pas d’alcool. Mais à 15 km, dans un village, le patron nous offre une bouteille de rouge de son cru, et nous propose du rakia. Ici les femmes, sans etre voilées, portent le « fichu  » et d´ideuses robes sacs à patates maronasses, grises ou beiges. Là, les minettes sont en short, le débardeur échancré, est ce n’est pas désagréable du tout à regarder. Il faut dire que globalement les femmes sont belles, minces, élancées. La mal-bouffe ne sévit pas encore ici, même si Coca-Cola et consors empiètent sur le territoire.

A Tetovo la Mosquée du Pasha est probablement l´une des plus belles constructions musulmanes que nous ayons jamais vue, et au dessus dans les montagnes, les monastères orthodoxes offrent des fresques et icones exceptionnelles. En revanche, les bâtisseurs contemporains de Skopje ont dû faire leurs études à Las Vegas. Je ne leur donne pas le titre d´architecte.

Une rencontre passionnante au Tekke de Tetovo (monastère becktashi) nous fait découvrir cette version de l’Islam posant comme principe «  qu’une religion ne peut pas être en contradiction avec l’ethique ». Voilà un sujet de dissertation intéressant. Envoyez vos copies à notre adresse Mel.
Quelque chose de subtile et invisible nous dit que ce melting pot est instable. L´étincelle a mis le feu au poudres en 2001 avec une tentative d´autonomie albanaise. Pourquoi la mayonnaise tient-elle ? pourquoi cet attachement à la différence plutôt que la recherche d´unité ou de fusion ? Mystère des Balkans.

Plusieurs macedoniens nous ont évoqué  » La belle époque de Tito ». Usines, emploi, unité nationale…Comme toujours on se rappelle plutôt des bonnes choses que des autres. D’autres nous tiennent des propos critiques sur les « autres », qui travaillent moins, sont plus sales, sont plus ceci et moins cela…il est vrai qu’e regardant une carte, on se demande comment le père Tito avait construit cette Yougoslavie si disparate, diverse et au passé belliqueux.
Si les jeunes et les urbains parlent presque tous (bien) l’anglais , dans cette région de l’ouest beaucoup essayent de communiquer avec nous en allemand. Réminiscence d’un séjour émigré en Allemagne probablement. En revanche seul le responsable du Tekké becktashi de Tetovo nous a parlé dans un français à peu près compréhensible. Sinon c’est «  vive la France «  «  bon appétit » et c’est à peu près tout ce qui reste de la présence de nos poilus lors de la guerre des Balkans, outre un cimetière remarquable près de Skopje.
Notre petit séjour dans la station de ski de Mavrovo nous a permis de rencontrer une certaine bourgeoisie qui possède une résidence secondaire, pratique le VTT (rassemblement ce WE) , l’equitation l’été , le ski en hiver et semble « bien vivre ». Difficile, en touriste, d’apprécier ce qu’elle représente en part de population et si elle concerne autant chaque groupe. Dans les villages traversés dans la plaine c’est plutôt le domaine du gagne petit, agriculteurs archaïques, artisans traditionnels, casse-auto etc…les villages de montagne se vident peu à peu par une émigration vers la ville ou l’étranger.

Et pourtant, nous sommes surpris de voir le nombre de constructions neuves, certaines grandioses, dans les villages le long de la Radica, descendant de Mavrovo jusqu’à Dubar. Il nous semble qu’une bonne partie de la population de ces villages est constitué de retraités, ex-émigrés. D’ailleurs’on parle plutôt allemand ou italien. La population à majorité albanaise affiche sa différence en construisant des mosquées, elles aussi imposantes, face aux discrets, mais aussi riches monastères orthodoxes planqués dans la montagne. Celui de San Giovanni Bigorvski, splendide, est surprenant de vie tant par les moines que par leurs visiteurs très nombreux. Haut lieu touristique. Plus loin, à l’entrée de Dubar nous visiterons un monastère de nonnes, dépendant de San Giovanni, accueillîs par une jeune novice de 25/30 ans nous affirmant sa joie de s’engager dans cette vie. Elle a fait des études d’anglais, visité Paris etc…
Mais parlons de choses sérieuses.Quoi qu’on mange ?

Et d’abord quand ? C’est le ramadan. Si le soleil a 2 heures d’avance sur la France, l’heure est la même qu’a Paris et qu’a La Ravoire. Donc ici il fait nuit à 20:30, et la rupture du jeune pour les musulmans est environ 15 mn avant. Tout ceci reste souple et arrangeant, tout le monde ne jeune pas.

Le matin, café, turc ou expresso, une omelette, un petit pain au sésames, ou bien un Burek. Ah ! Le Burek, c’est la vraie religion de la région : une pâte feuilletée, pleine de gras, avec du fromage, de la viande hachée, ou des herbes, c’est selon. Et c’est gras, c’est lourd, mais c’est bon ! Ça descend direct dans les mollets et les pédales. C’est garanti non diététique, et on en trouve partout, à toute heure du jour, et de la nuit. Faut des kilomètres ensuite pour absorber…

La contre-partie, c’est la salade. Grecque, macédonienne, turque, ou albanaise : des tomates, du concombre, des oignons et souvent par dessus du fromage, genre feta-qu’a pas-de-goût râpé qui cache le tout. Même Laurent arrive a manger ce fromage. La salade matin, midi et soir est omni présente . Les tomates sont un délice. Rien à voir avec ce que nos industriels fabriquent sous serres en Aquitaine, Espagne ou Hollande, figurez-vous que ça a du goût.

Et puis La barbaque. Les argentins et autre chiliens sont de la même religion carnée. On construit le « barbeuk «  avant la maison. On a vu les mêmes « techo » et «  guincho «  que là-bas. Pouvoir faire des grillades et picoler par tous les temps, voilà qui ferait rêver quelques savoyards (j’ai les noms…). Une portion de kebab, c’est une dizaine de petites boulettes de viande hachée grillée, un steak c’est 2 ou 3 portions d’un gastronome normal etc.. Les yaourts n’arrivent pas à la cheville des bulgares, ni des grecs. Mais on continue à chercher. Ce qu’ils appellent ici la moussaka est un gratin de pommes de terres, avec de la viande, cuit au four.

À suivre…
Et de quoî vivent ils ?

Ben, dans les campagnes, ça tourne autour du potager. Superbes, à faire rêver les jardiniers du dimanche. On voit bien qu’icî ça ne sert pas qu’a évacuer le stress de la semaine. Dans chaque vilage on trouve une épicerie, souvent un boulanger, et des bars. Là, c’est subtile, entre le bar, le café, la cafétéria, le restau,le grill, ….faudra qu’on étudie ça. Et en période de ramadan, c’est pas facile.

Ici, à l’ouest, il y’a beaucoup de barrages hydroélectriques. Merci Tito. Et dessous,il y avait des usines,et dans les usines, des travailleurs, et ils avaient des familles. Maintenant, les usines sont fermées, les,travailleurs chôment, ou émigrent, et les familles crèvent, ou partent. L’activité économique que nous avons constatée tourne autour du bâtiment, des transports ou du commerce, sans parler de l’autosubsistance et des transferts de retraite. Et pis y’a le tourisme…

Pour les moines et les nonnes, ça à l’air d’aller. Les évêques orthodoxes leur commandent des chasubles et bonnets brodés d’or et de pierres précieuses, et les fidèles les soutiennent.
Et quoi qu’on cause ?

Le macedoien, qu’on écrit avec un alphabet macédonien, version du cyrillique, ou l’albanais, qui s’ecrit en lettres latines, mais on peut aussi transcrire le macédonien en lettres latines. Bref, les panneaux ont 3 lignes. Heureusement qu’on ne pedale pas vite.
Mavrovo, Parc National.


Entre 600 et 2800 m, un massif karstique qui rappelle un peu le Vercors, avec ses plateaux, ses grottes, ses gorges, ses stations, ses touristes, ses brebis et son fromage..dommage que les touristes n’aient pas compris que plus ils salopent le paysage, moins ils auront envie d’y revenir. Il y a souvent confusion entre torrent et décharge publique,entre bord de route et poubelle…merci aux fabricants et buveurs de sodas. Il y quelques stations de ski dans le Parc du Mavrovo. Quid de l’enneigement ? Les plateaux doivent être un bonheur pour les fondeurs et la rivière Radica est d’une indicible clarté et doit être le paradis des pêcheurs.