La boucle est bouclée

Vendredi, notre retour vers Skopje s’effectue par des petites routes sur les collines. Pas mal de voitures quand même. La gestion des ordures de la ville n’est pas top, elles sont brûlées sur les hauteurs.
La traversée de la ville est un peu pénible. Heureusement il y a des pistes cyclables. Le canyon de Makta à quelques km de Skopje, est impressionnant par son étroitesse et la hauteur de ses falaises. Comme l’annonçait le Petit Futé, il y a du monde, en particuliers des mariés qui viennent se faire photographier. Mais l’ambiance reste supportable, et la petite heure de kayak dans le canyon, complétée d’une baignade fraîche, est très agréable et bienvenue.

Le lendemain, en prenant notre petit dej’ dans le village où nous avons dormi, nous discutons avec Salhi Ali, macédonien d’origine albanaise qui travaille à Bâle. Il nous décrit (en italien, qu’il parle couramment) sa perception de la faible place laissée aux albanais en Macédoine, pourtant « installés ici bien avant les Slaves » ! Tout commence au moment où je lui dis « blagodaram » (merci En macédonien). Non « falenderi « , en albanais. Et « chwoila » ? Non, ça c’est en Serbe !!! Cet échange prouve encore une fois combien la situation est complexe et la cohabitation pas facile.
Il nous fait découvrir le jus de cerise, spécialité locale et nous offre café, couronnes de pain au sésame, …. (Le lendemain, nous découvrirons le « boza », boisson à base de farine, pois chiches (?), eau, vanille.)
Retour vers Skopje par une piste piétonne et cyclable, en longeant des champs entiers de cultures de légumes de proximité.
Nous louons une voiture pour 1 j 1/2, pour visiter la Montagne Noire qui surplombe Skopje et sépare la Macédoine du Kosovo et explorer le centre du pays que nous avons contourné.
Les familles prennent l’air dans les jardins d’un des monastères. Les fresques sont superbes et sont de véritables récits de la Bible ou des Evangiles. Mais il ne faut pas avoir laissé son pantalon à la chambre !
Nous fêtons notre voyage le soir, dans un excellent restaurant, à deux pas de chez Goran (Sopski Merak) qui semble réputé chez les Skopliotes.
Dimanche, nous tentons de traverser la montagne vers Makedonia Brot. Mais les deux routes que nous empruntons se terminent l’une par une piste (un forestier nous dit qu’une voiture berline ne peut pas passer, il faut un 4×4.), l’autre au barrage du lac que nous espérions longer ou traverser. Comme me le dira le père de Goran, c’est une région vierge.
Notre obligation de revenir vers Skopje, arrange bien un cycliste autrichien dont la roue a crevé et qui n’a pas de matériel de réparation. On le ramène !
En prenant la route pour Véles, nous passons par des thermes, visiblement musulmans. Espérant trouver un restaurant, nous entrons dans ce qui ressemble à … une salle à manger d’hospices, avec les gens qui mangent leur soupe, le nez dans leur assiette et la serveuse qui pousse un charriot d’hôpital pour servir ou débarrasser ! L’horreur !
La suite de notre périple nous fait « découvrir  » l’ingénieuse utilisation de l’ancienne route dans les gorges, pour un sens de l’autoroute. Ce qui nécessite seulement la construction de deux voies pour l’autre sens, à quelques km de distance, sur le plateau.
Après un dernier tour dans Skopje, il est temps de plier bagages et vélos.
Pour conclure, la Macédoine est une belle destination pour les cyclotouristes. Les paysages y sont très beaux et variés, même si, pour nous Rhone-Alpins, aucun n’est « à couper le souffle ».
Les habitants, quelle que soit leur origine ou leur religion, sont bienveillants, toujours prêts à vous aider et très « réglos » pour les prix. C’est un pays où on se sent en sécurité et bienvenus. Pour autant, il n’y a pour ainsi dire pas de touristes français et peu de touristes en général.
Les routes sont agréables et les chauffeurs très corrects. Globalement la signalisation dans les campagnes est présente, c’est peut-être en ville qu’elle manque. Nos vélos ont bien fonctionné et des étapes de 60 km de moyenne nous ont bien convenu.
Nous avons toujours trouvé des distributeurs de billets dans les villes et les gros bourgs. Idem pour les chambres d’hôtes ou les hôtels. Et c’est toujours très propre. Les fruits et légumes sont délicieux mais la cuisine peu variée.
La richesse historique est inépuisable, notamment pour les lieux de cultes (mosquées, mais surtout églises ou monastères orthodoxes).
Enfin, le climat nous a été plutôt favorable, en dehors de l’orage de grêle à notre arrivée et la canicule fin juin. Un beau séjour.

2:05 h de retard pour l’avion pour Vienne. Aurons-nous notre correspondance ? L’avenir nous le dira !

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