Economie de la pédale…

Depuis Prilep, nous quittons le « nord-ouest » pour le sud. Non seulement la géographie s’adoucit en laissant les montagnes frontalières qui culminent à près de 3000 m mais la culture change. Las slavo-macédoniens dominent. Le drapeau au soleil rouge et or est très présent. Plus de mosquée, plus de baklavas, plus de drapeaux albanais. Coïncidence, nous arrivons à Prilep juste le lendemain de la fin du ramadan. ( pour le touriste gourmand, il s’agit de trouver la ligne étroite entre le vignoble et les pâtisseries orientales…)


Des monastères et petites églises parsèment le paysage qui est plus plat. Nombre monastères sont en cours de réhabilitation ou d’agrandissement. Concurrence avec les mosquées du nord ouest ?

Autour de Demir Kapija, ce sont d’immenses vignobles. Nous avons dégusté d’excellents vins, dont un remarquable rouge assez boisé et un étonnant muscat sec qui vaut le détour.


L’agriculture semble active, sur des petites parcelles et avec un matériel agricole qui rappelle nos tracteurs des années 60. Elle génère aussi une activité économique autour du machinisme agricole. Idem pour le bâtiment, nous voyons beaucoup de commerces de matériaux de bâtiments et une certaine activité de la construction (résultat des transferts de l’émigration ?). En revanche, il y a du boulot pour les démolisseurs. Les anciennes usines, entrepôts, ateliers restent dans leur jus des années 80 ou 90. Ruines sinistres.

Ce tapis roulant de plus de 40km approvisionnait l’usine de ferronickel

Des grandes usines et complexes industriels sont visibles, nous n’en connaissons pas l’activité . Près de Prilep nous avons vu quelques usines de confection textile. Le salaire ouvrier y serait de l’ordre de 150€ par mois…À Kavadarci l’énorme usine métallurgique ne traite plus le minerai ferronickel des montagnes alentour (le tapis roulant de près de 40 km de long entre mines et usine est arrêté depuis 2013, mais du minerai qui vient du…Guatemala !!!

Dans les montagnes nous apercevons des bâtiments qui semblent être des bergeries. De l’epoque de Tito ? Encore en activité ?

Notre état de voyageurs nous conduit plus dans les bistrots que dans les usines et centres commerciaux. Nous rencontrons donc plus de retraités, comme nous, que d’actifs. Pourtant sur les chantiers, à la gare, dans les stations service et même dans les champs ce sont les jeunes hommes qui travaillent. Les vieux et les femmes assurent souvent la vente directe des produits de la ferme au bord des routes ( ah ! Ces tas de pastèques !)
Le tourisme est plutôt tourné vers une clientèle locale, et quelques stations comme Ohrid, attirent des low-cost européens…est-ce un début ?
Bref, il est difficile de faire de l’analyse économique depuis la selle de son vélo .

Séchoir à tabac près de Prilep
Champs de tabac
Nous voyons quelques centrales photovoltaïques

Mais les commentaires désabusés glanés par ci par là déplorent l’absence d’avenir économique pour La Macédoine, et constatent que tous les jeunes partent pour les pays limitrophes, pour l’UE ou plus loin.

Est-ce parce que nous avons perdu de l’altitude (nous sommes ce soir à 150 m) ou parce que nous sommes plus au sud, toujours est-il que voilà deux jours que nous roulons dans une fournaise, avec en prime, hier, un vent type sèche-cheveux ! Pédaler devient fatigant. Il va falloir s’économiser et remonter au dessus de 1000 m. 

La barbe, pas pratique pour faire du 🚲

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2 réflexions sur “Economie de la pédale…

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