En route vers l’ouest, aout 2019

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De Clermont-Ferrand à Concarneau, août 2019

ça faisait longtemps que j’en avais envie : traverser en diagonale la France, de Chambéry à Concarneau, à vélo. Laurent en avait tracé les grandes lignes. L’idée du tracé initial était de passer par les parcs régionaux et autres réserves naturelles : Les Puys d’Auvergne, Plateau de Millevaches, la Brenne, la Grande Brière, le Golfe du Morbihan …

Pour diverses raisons, je suis partie sans lui avec Marie-Annick, Christiane et Yves, de Clermont-Ferrand et il nous a rejoint une semaine plus tard à Chinon.

Nous sommes partis le 9 aout, arrivés le 26 à destination. Nous avons campé presque chaque nuit, sauf une nuit à Peyrelevade, après une journée très pluvieuse, deux à Avoine, près de Chinon, pour la même raison et une nuit à Quiberon où une amie nous accueillait. Nous avons pédalé tous les jours, mais certains jours pour faire des ronds dans l’eau, notamment dans la presqu’ile de Ruys où Timothée séjournait. La pluie nous a encouragés à faire du tourisme en voiture une journée, du côté de Chinon. La fin du périple a abouti chez Marie-Laure et Robert, qui nous ont accueillis pendant une petite semaine.

Voici quelques détails de cette traversée, destinés aux cyclistes qui envisageraient d’effectuer cette traversée et pour ceux qui aiment voyager par cyclistes interposés.

Vendredi 9 aout
Nous avons rejoint Clermont de Chambéry, Lyon ou la Verpillière par TER. C’est bien, le TER, pas besoin de réserver sa place ni celle de son vélo. Oui mais …. la SNCF, qui invite pourtant à utiliser le train avec son vélo, n’est pas encore à la hauteur des besoins. Nous étions 4, plus 2 ou 3 autres aventuriers de la petite reine. Et les deux malheureux espaces réservés pour les vélos dans ce TER pouvaient en accueillir deux chacun. On s’est arrangé.
Pour éviter le même couplet à la fin de ce récit, concernant le retour de Rosporden à Port-Boulet le 30 aout, je le décris ici : dans un espace conçu pour 5 vélos suspendus, nous en avions 14 ! Par ailleurs, les énormes valises des passagers de retour de vacances occupaient l’espace réservé aux personnes en fauteuil roulant (un seul espace prévu pour elles, alors que ce jour-là, il y en avait deux) ! Comme disait l’une de nos compagnes d’infortune, nous avons joué au Tetris en déplaçant les vélos à chaque arrêt pour laisser descendre ou monter les passagers ou les cyclistes. Bref, le SNCF peut mieux faire.

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De Clermont, nous avons rejoint le camping d’Aydat, en passant par Ceyrat (par un raccourci caillouteux que nous aurions peut-être pu éviter), Saint Genes, Fonfreyde. C’est une après-midi très chaude, la route monte (un chevron au-dessus de Ceyrat). Une femme à sa fenêtre (Laura, Portugaise) nous propose de l’eau fraiche. Elle est la bienvenue, merci à elle. A partir du moment où la route s’élève, le paysage est forestier avec des lacs, de loin en loin. Cette première demi-journée est une bonne mise en jambe ! 26 km, 625 m +.
Quand nous arrivons au camping, il est complet, mais on nous trouve une place près de l’accueil, sous les arbres, avec vue sur le lac et une table. Le luxe, que nous payons un peu cher car il y a une piscine et un petit restaurant.

Samedi 10 aout
Encore une belle journée jusqu’à Eygurande, 66 km, 1140 m +. Nous roulons globalement sur un plateau, même si, la dénivelée en atteste, il y a des creux et des bosses. La vue est bien dégagée, peu de forêt. Nous apercevons à droite le Puy de Dôme, et à gauche le Puy de Sancy.

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Nous privilégions les petites « routes blanches » en passant par Vernines, Rochefort-Montagne, Briffons et sa jolie petite église, Lastic. Peu de circulation, bien que ce soit un samedi d’août. Nous croisons les vacanciers quand nous traversons une route plus importante.
Le camping du VVF d’Eygurande nous accueille. Le village-vacances en dur parait bien séduisant, celui sur l’eau doit être amusant.

Dimanche 11 aout
Partis sous le soleil, contrairement aux annonces météo, nous allons nous faire rattraper par la pluie, à Saint-Rémy, vers midi. Nous tentons de nous abriter sous le porche l’église, mais la pluie tombe en biais et nous sommes frigorifiés. En désespoir de cause, Marie-Annick et Christiane vont frapper à la porte d’une maison dont la lumière est éclairée (c’est dire qu’il fait mauvais, à midi !) Mireille, qui leur ouvre la porte, leur indique le préau de l’école où nous allons pouvoir nous mettre au sec en attendant une éclaircie. Une demi-heure après, Mireille nous apporte du café chaud et des petits sablés. Qu’elle en soit encore remerciée !

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Nous repartons, croyant voir la fin de la pluie vers 14 h. Mais elle reprend de plus belle. Nous envisageons de nous arrêter à Sornac, mais le camping est trempé (comme nous), les gites sont tous occupés et il n’y a personne pour nous accueillir (il faut dire c’est dimanche, dans un camping municipal). Après quelques coups de téléphone et une erreur de route bienvenue, nous nous dirigeons vers Peyrelevade où le camping gère quelques gîtes.

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Nous arrivons après 55 km et 870 m +, sous un soleil qui va se confirmer et nous pouvons laver et sécher nos vêtements et dormir au sec. Nous aurons quand même pu profiter des paysages variés et vallonnés avant Saint-Rémy, puis de la belle montée vers le plateau de Millevaches, le tout dans un cadre plutôt boisé. Un chevreuil a même traversé devant mes roues. Bien que n’ayant pris que la D21 « route jaune », nous n’aurons pas vu beaucoup de voitures. Les touristes préférant sans doute rester au coin du feu. Contrairement aux soirs précédents, ce sera restau, à la pizzeria. Le village est animé, c’est une belle ambiance vivante.

Lundi 12 aout
Objectif de la journée : Eymoutiers et le musée Rebeyrolle qui m’a été conseillé. Un détour vers le lac de Vassivière nous tente. A Peyrelevade, nous sommes encore à 800 m d’altitude, et cette semaine les matins sont frais malgré la présence du soleil. Nous atteignons le lac de Vassivière par la D85, petite route tranquille et plutôt plate.

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L’eau claire du lac ne nous invite pourtant pas à la baignade, vue la fraicheur. Après notre traditionnel café « de 10 heures », nous débaroulons vers Eymoutiers, que nous atteignons en sprintant pour éviter la pluie … qui n’arrivera pas tout de suite.
Avis aux cyclistes : l’adorable camping de poche d’Eymoutiers se trouve tout en haut, au dessus du village. Il se mérite ! Résultat : 55 km et 385 m +, probablement ceux pour monter au camping.

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Malgré tout, nous redescendrons au village pour acheter notre pique-nique, manger une glace (on vous conseille le glacier, en face de la belle collégiale Saint-Etienne, qui fabrique devant vous ses cornets de glace, et dont les glaces sont délicieuses), visiter le musée (pendant une pluie torrentielle, évitée de justesse) , visiter la ville aux belles maisons… En ce qui concerne le musée, l’ouvre est intéressante, très originale. Certains tableaux m’ont touchée, d’autres moins.Puis nous remontons au camping qui a l’avantage d’avoir une sorte de préau à l’abri de la pluie (sinon du vent), car la pluie continue par intermittence.

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mardi 13 aout
Il a plu cette nuit, le camping et la campagne sont dans la brume à 7 heures du matin. Il fait 8 °, la tente est trempée quand on la plie ! Il y a des matins, comme ça … Mais à peine avons-nous quitté Eymoutiers que le ciel se dégage, le soleil se montre et nous réchauffe. En plus, nous perdons de l’altitude, la température est plus clémente. Direction le lac de Saint Pardoux. Au croisement de la D13, près de Saint-Moreil, nous croisons un cycliste italien, parti depuis trois semaine dont l’itinéraire « chasse » les églises romanes de France. A Sauviat, la quincaillerie est aussi le café du village, mais vu l’enseigne, ce n’est pas facile à deviner !.

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Nous cherchons à passer par le Pont du Dognon, écrit en caractères gras sur la carte et avec le symbole d’un beau point de vue … Bof, on a dû louper quelque chose ! Ici, la route monte et descend un peu dans tous les vallons. Après quelques courses à Ambazac, nous roulons dans une ambiance québécoise de bois et bientôt d’eau en faisant le tour du lac de Saint-Pardoux sur une piste cyclable très agréable, pour enfin arriver au camping Fréaudour, après 80 km et 1130 m +.

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Voilà un coin qui doit être agréable pour un séjour avec des enfants : joli lac, belles balades à vélo ou à pied, beau camping. Notre voisin campingcariste a bien envie de causer avec ces étranges cyclistes qui sont capables d’avaler les kilomètres pour le plaisir. Lui, « déjà, aller à la plage à vélo, ça me fatigue, alors …. ». Admiratif, il nous offre gentiment la fin d’une excellente bouteille d’Alsace « vieille vigne ». Sympa !

mercredi 14 aout
Direction la Brenne, peut-être la plus longue de nos étapes : 89 km, mais seulement 700 m +. Les pentes se calment et s’espacent. Elles disparaissent même à l’approche de cette région de marais. Le paysage n’a rien d’extraordinaire, mais il est agréable de rouler sur ces petites routes, peu passantes.

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Chateauponsac surgit au dessus de son joli pont romain. A Sornin Leulac, nous dévalisons la charcuterie qui propose tant de belles et bonnes salades ou charcuteries locales. Nous gardons la D44 : Saint-Hilaire la Treille, Maillhac Bénazé, Tilly…. A Tilly, pas d’enseigne qui indique un café. Mais une porte ouverte, avec un air de devanture. J’approche. En effet, une minuscule épicerie, avec les biens de consommation de première nécessité et une petite salle de café. La bistrotière est en train de tricoter pour un de ses arrières-petits-enfants ! Elle a 84 ans : « j’ai toujours été dans le commerce, alors … ». Je regrette de ne pas lui avoir demandé son prénom, à la manière de notre ami chilien Reinaldo. Nous poursuivons notre route D44 : Lignac, Rocheblond, Rochefort, sur la Creuse. La rivière est envahie d’herbes vertes qui cachent l’eau.

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Nous faisons des courses par précaution, ne sachant pas ce que nous trouverons à Rosnay, objectif de la soirée. Finalement, un camping municipal au bord d’un étang nous accueille, un petit restau au coeur du village. Ce soir, nous n’aurons rien à faire chauffer sur le réchaud.

jeudi 15 aout
En traçant plus précisément l’itinéraire dessiné par Laurent, j’avais imaginé passer deux nuits à Rosnay, dans la Brenne. Mais le ciel est bas. Rester dans un observatoire pour la faune au bord d’un étang nécessiterait d’avoir des jumelles. Plusieurs étangs sont asséchés. Pendant que Christiane et Yves décident d’aller directement à Descartes pour le prochain camping, Marie-Annick et moi décidons de faire le tour de quelques étangs. Nous verrons de loin des oiseaux et des loutres.

La pluie nous oblige à nous abriter un moment à Saint-Michel en Brenne. Nous longeons ensuite la Claise jusqu’à Martizay où, malgré le 15 aout, Amin (si je me rappelle bien) a le bon goût de garder ouvert son magasin de fruits et légumes jusqu’à 13 heures ! Après la sortie de la messe, les rues se vident et nous pique-niquons sur les bancs d’une petite place.
La Claise que nous suivons rejoint la Creuse qui nous conduit à Descartes, après 72 km et seulement 185 m +. Le camping municipal est aménagé dans un parc aux arbres magnifiques (notamment des séquoias), au bord de la Creuse.

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L’effet 15 aout a vidé en grande partie les espaces. Une exposition et démonstration d’instruments de musique anciens, dans une chapelle du parc, attirent notre curiosité.

Le soir, nous pouvons diner sur des tables, sous un auvent. C’est le grand luxe !

Vendredi 16 aout
Nous avons rendez-vous ce soir avec Laurent qui nous rejoint, à Avoine, près de Chinon. La météo s’annonçant mauvaise pour le lendemain, nous avons réservé deux nuits dans un petit hotel. Nous avons donc peu de kilomètres à parcourir aujourd’hui : 60 km et … 85 m + ! A partir de maintenant, nous n’aurons plus l’occasion de grimper des côtes avec chevrons sur la carte (sauf quand Laurent nous proposera, deux jours plus tard, ses fameux raccourcis à Saumur !)
De Descartes, nous traversons rapidement la Creuse que nous longeons de loin sur sa rive gauche (D5). Nous voyons ce qui nous semble être d »anciens fours à chaux, puis Marcilly, l’Ile Bouchard où nous traversons la Vienne pour rejoindre une piste cyclable qui nous conduit jusqu’à Chinon au travers des vignes surplombées par de drôles d’épouvantails (nous apprendrons plus tard que ces sortes de moulins à vent servent à lutter contre la grêle).
Après un casse-croute mémorable sur le bord de la Vienne, grâce à une charcuterie traiteur à l’entrée de Chinon, et pendant que Christiane et Yves se régale de leur traditionnel géocaching, Marie-Annick et moi montons visiter le château,. le système de visite avec la tablette, qui permet de voir comment était le château à l’époque, est bien fait.

Le « Petit Logis », à Avoine, s’est mis en quatre pour nous trouver des chambres pour les deux nuits à venir, car la pluie s’invite pour un, voire deux jours. Merci à lui. C’est là que Laurent nous rejoint en voiture. Celle-ci nous sera bien utile demain pour faire du tourisme dans les environs, et nous la laisserons sur le parking de l’hotel jusqu’à notre retour en train en fin de mois.

Samedi 17 aout
Donc tourisme en voiture, sous une petite pluie : abbaye de Frontevraud, que nous visitons avec un jeune guide, sauf la cuisine qui, hélas est en cours de restauration. Nous l’avions déjà visitée il y a une dizaine d’années et c’est amusant de voir que selon le guide telle ou telle particularité de l’abbaye est mise en valeur.

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Le château d’Azay le Rideau est seulement aperçu de loin, mais nous en apprécions le jardin des herbes aromatiques, très fleuri, une cave de vin de Bourgueil, … et pour finir un petit restau sympathique « le café de la promenade ». Pas de kilométrage à vélo aujourd’hui, mais des visites intéressantes.

Dimanche 18 aout
La pluie semble vouloir s’éterniser, à notre réveil ! Nous trainons un peu après le petit déjeuner et partons sous un ciel très maussade quand elle s’arrête enfin vers 10 h. Nous rejoignons la piste cyclable qui longe la Loire à partir de Candes Ste-Marie. Souvent en terre battue, elle est bien roulante. Nous sommes surpris de voir tant de monde circuler dessus, dans les deux sens : solitaires, couples, petites ou grandes familles, vélos électriques … et ce, malgré le temps médiocre.

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Pour laisser passer un grain, nous nous arrêtons dans le « musée de la pomme tapée ». Nous dégustons une fameuse pomme tapée avec un café, mais court-circuitons la visite du musée. Cette recette locale est née de la difficulté dans laquelle se sont trouvés les viticulteurs à l’époque du phylloxéra : ne pouvant plus produire et vendre du vin, ils ont récolté et fait sécher leurs poires (au four, puis tapées, puis au four et encore tapées, jusqu’à ce qu’elles soient sèches). Elles étaient ensuite vendues et transportées par les bateliers de la Loire. Il suffisait ensuite de l’hydrater à nouveau avec du jus de fruit, du vin …, pour la déguster.
Nous quittons la piste cyclable à Saumur pour rejoindre le village troglodytique de Doué la Fontaine. Contrairement aux maisons troglodytiques du bord de Loire, creusées dans la falaise, ici, nous visitons deux anciennes fermes, creusées dans le plancher des vaches. Ce ne devait pas être le grand confort, mais elles ont été habitées jusque dans les années 60. C’est très grand, avec des espaces de vie (chambres, salle de vie commune) et d’autres pour la ferme (étable, meule à grain, écurie, …). Cette visite vaut vraiment le détour. Ces maisons sont très différentes de celles visitées en Andalousie l’an dernier, qui étaient composées d’une succession de pièces en enfilade. Un drôle de baby-trotte est exposé dans une des pièce.

Nous poursuivons sur ce plateau en direction du vallon du Layon qui nous chante aux oreilles et aux papilles. En arrivant à Saint-Lambert de Lattay, un dimanche soir, sans réserves pour le diner, on est un peu inquiets. Heureusement, un pizzaïolo ambulant se trouve dans le village. Et, pour couronner le tout, le petit camping a des bouteilles à moitié pleines de vin d’Anjou ou du Layon, qui restent de l’apéro-accueil de la veille.

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Enfin, une table avec des bancs sont prêts à nous accueillir sous un préau du camping. Il ne nous reste plus qu’à plonger dans une piscine à l’eau aussi chaude que les douches (comment font-ils ?), avant de passer à table. Nous avons à notre actif 75 km et 405 m +.

Lundi 19 aout
Nos amis Christiane et Yves nous quittent ici. Ils ont le projet de rester dans les environs de Nantes pour revenir en temps et en heures garder leur petite-fille chez eux.
Nous ne sommes donc plus que trois en direction du Canal de Nantes à Brest, avec l’espoir d’aller jusqu’à Blain. Nous rejoignons donc la Loire, en descendant le Val du Layon, charmant et planté de vignes à droite et à gauche.

Nous sommes guidés, plus ou moins avec bonheur, par le GPS que Laurent a apporté. Nous loupons la Corniche Angevine, mais aboutissons quand-même à Chalonnes sur Loire. Une pancarte nous oriente vers une « Halte cyclistes ». C’est en réalité un préau d’une (ancienne ?) école. Dessous, des casiers qu’il est possible de fermer à clé, moyennant un euro de caution, et dans lesquels il est possible de recharger gratuitement sa batterie de vélo. On y trouve aussi des tables avec banc pour pique-niquer. J’imagine que ce dispositif va se multiplier, avec l’envolée des VAE.
La piste cyclable nous conduit sur une ile, champêtre, où nous roulons sur des petites routes calmes, puis nous retraversons la Loire un peu avant Montjean, toujours en suivant la piste le long de la Loire jusqu’à Ancenis, où nous traversons définitivement la Loire pour monter vers le Nord-Ouest. La route, à cet endroit, a peu de charme. Arrivés à Nort sur Edre, nous estimons qu’il est temps de nous poser : 85 km, 200 m +. Le camping est spacieux, avec tables et bancs sur certains emplacements, la piscine fraiche. Les vacanciers ont commencé à déserter l’endroit. La nuit est calme.

Mardi 20 aout
Nous attrapons les bords du canal de Nantes à Brest au sortir de Nort sur Erdre. la piste cyclable, sur terre battue, roule bien. L’eau et les arbres égaient cet itinéraire qui, sinon, serait un peu monotone.

Nous passons plusieurs écluses (à vélo, soyons clairs !), qui sont numérotées, et qui ponctuent régulièrement le parcours.

Nous bifurquons après 30 ou 40 kilomètres, au croisement de la D3 pour rejoindre Quilly, Saint-Anne. Nous bifurquons à droite vers Drefféac par des petites routes, pour éviter la traversée de Pont-Chateau.

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A Missillac, nous apercevons un superbe château, hôtel grand luxe pour golfeurs nantis. La route de la Chapelle des Marais à Saint-Liphard est désagréable : beaucoup de circulation (et ici, on est loin des bonnes pratiques espagnoles !) et pas de bande de roulement ni de bas-côté. Nous trouvons une piste cyclable qui zigzague dans les petites routes environnantes, pour rejoindre le camping de Saint-Liphard.
Ce camping ne semble pas trop entretenu, des sanitaires sans lumière au bout du camping, ce qui empêche probablement de voir les nombreuses toiles d’araignée et autres saletés dans les coins.. Le soir, le patron arrose généreusement les campeurs à l’occasion de l’anniversaire du cuisinier. C’est la fête et les campeurs ont l’air de tous se connaître. Le patron nous dit de payer le lendemain à notre départ, et nous assure qu’il sera là dès 8 heures. Quand nous quitterons les lieux à 9 h, il n’y aura personne pour encaisser nos 15 euros !

Mercredi 21 aout
A 6 heures du matin, nous sommes réveillés par un bruit d’explosions incroyable, on dirait celui d’un feu d’artifice. Mais à cette heure-ci .… A tel point que je m’imagine que c’est un dépôt d’explosifs qui a pris feu ! Nous apprendrons un peu plus tard que c’est l’ouverture de la chasse. La Grande Brière, avec ses marais et ses étangs, semble le lieu idéal pour les chasseurs. Mais, vu le canardage, soit il ne reste plus de canards à la fin de la matinée, soit il y a eu un lâché de plusieurs milliers de canards la veille, soit les chasseurs sont très, très maladroits !
Notre objectif de la journée est de visiter la Brière avant de rejoindre l’Océan, du côté de Guérande. Nous nous engageons sur le GR, à l’intérieur de la Réserve Naturelle, autorisé au cyclistes. Au début, la piste est bien roulante, puis nous longeons des canaux ou des étangs, par des près, labourés par les vaches … ça saute pas mal.

Et enfin, cerise sur le gâteau, il faut traverser deux canaux par d’étroites passerelles, dotées de rail à l’extérieur de l’escalier pour faire rouler le vélo. Pas simple, le guidon s’accroche à la rampe, il nous faut donc basculer le vélo, qui sort du rail … épique !

Bref, on y parvient quand même et c’est malgré cela une bonne manière d’aborder le marais.
Arrivés à Guérande, au milieu d’une foule incroyable, nous avons la surprise de croiser Francine, dont nous ignorions qu’elle était dans le coin. On la croisera 4 fois dans la journée ! Nous renonçons à visiter la ville, trop de monde. Les marais salants sont plus attrayants et nous voyons pas mal d’oiseaux au milieu de l’eau et les quelques tas de sel non encore ramassés. Nous longeons ensuite la côte vers Piriac, puis contournons la grande baie plus au nord, pour camper à Pont Mahé que nous atteignons en fin d’après-midi après 71 km et 260 m +.
Quelle surprise de voir que la marée basse a vidé le golf et les vacanciers baguenauder ou pratiquer la poche à pied loin de la côte. L’accueil du camping (véritable village de bungalows avec quelques emplacements pour les tentes), nous propose un emplacement au fin fond du camping ou un autre au bord de la plage « mais où le vent risque d’être un problème pour les tentes ». Pas d’hésitation, nous posons notre campement avec vue sur l’eau qui revient doucement et une table-bancs. Grand luxe.

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Enfin, le premier bain de mer, le soir après le diner, quand la baie est à nouveau quasi pleine. L’eau est bonne, mais il est difficile de nager, car il n’y a pas de profondeur. Le soir, un concert de salsa, où s’agitent quelques pré-adolescents accompagnés de leur père. Ils dormiront bien, après avoir joué toute la journée dans les maxi toboggans de la piscine du camping, participé au concours de pétanque hebdomadaire et dansé jusqu’à 10, 11 h du soir. Ce n’est pas l’idéal de camping pour moi, mais les familles ont l’air d’y trouver leur compte.

Jeudi 22 aout
Après un bain matinal, nous partons pour la presqu’ile de Rhuys où nous avons rendez-vous avec Timothée et sa petite famille. Il nous faut d’abord traverser la Vilaine, par le « Passage », à coté du barrage d’Arzal. Nous avons la chance d’assister au passage de l’écluse par les voiliers, ce qui nécessite la levée du pont. Les passagers de voitures, cyclistes et motards patientent en profitant du spectacle

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Pour rejoindre Sarzeau, en évitant les grandes routes, nous passons par Muzillac, une route « blanche », parallèle à l’autoroute, nous mène à la Trinité-Surzur, sans trop de gêne sonore. Nous piquons ensuite vers Surzur. Nous appelons plusieurs campings, pour la plupart complets. Heureusement, le camping de la Ferme de Lann Hoëdic, au sud de Sarzeau a de la place.
S’il y a un camping que je recommande particulièrement de tous ceux qui nous ont accueillis cet été, c’est celui-ci : espace réservé aux randonneurs à pied ou à vélo, minuscule cabane-camping pour deux personnes, cabane plus grande avec bas-flancs en cas de pluie importante ou absence de tente personnelle, avec placards individuels équipés de cadenas et prises électriques, pour recharger batterie de téléphone ou de vélo. Accueil adorable, petite épicerie, pain et viennoiserie, café, crêpes certains soir. Le paradis du cycliste campeur, à moins d’un kilomètre de la plage par un chemin roulant.

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Après baignade, nous enfourchons nos vélos pour aller diner dans le joli airB&B loué par Tim, au nord de Sarzeau. Tout ça nous fait 57 km pour venir au camping, + 7 pour aller diner (Tim nous a ramené en voiture la nuit). et 385 m +.

Vendredi 23 aout
Nous profitons de la présence des enfants pour faire escale une journée dans ce charmant camping. Plage, voile, baignade, huitres le soir.

 

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La plage à coté du camping est très agréable. Un petit « food-truck » propose des crêpes excellentes. Le paradis, vous dis-je ! 18 km au compteur pour aller chercher les huîtres. On était motivés.

Samedi 24 aout
Ma collègue et amie Annick avait vu sur FB que j’étais dans le coin. Elle m’a proposé de faire un détour par Quiberon où elle passe une bonne partie de ses vacances, voire plus.
Nous partons donc tous à vélo sur la piste cyclable dont le balisage est d’une précision incroyable, quand on sait que le même panneau se trouve dans l’autre sens en face

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,Avec la petite famille de Tim nous traversons le golf du Morbihan en bateau, par la pointe de la presqu’ile : Port-Navalo. Le bateau prend les vélos. Nous traversons tous et nous séparons à Locmariaquer, la petite famille partant faire du tourisme : tumulus, menhir, dolmen et plages … . Pour nous, c’est la recherche de petites routes pour éviter les grands axes très passants. Nous y arrivons jusqu’à Saint-Philibert. Ensuite, c’est la grande route jusqu’à la Trinité-sur-Mer et ses trimarans géants. Magnifiques. Sodebo, par exemple : 32 m de long, 23 m de large et 34 m de haut, l’équivalent de 10 étages quand même

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Nous faisons ensuite un détour par les alignements mégalithiques de Carnac. ça nous fait éviter les grandes routes et ces alignements valent le détour. près de 4000 pierres levées, datant de 4 500 avant notre ère. Il semblerait qu’il y ait toutes sortes d’hypothèses à ces alignements, largement « restaurés » de manière abusive au 19 âme siècle

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Enfin c’est la nouvelle piste cyclable qui va jusqu’à la presqu’ile de Quiberon qui nous guide jusque chez Annick. Cette amoureuse de la Bretagne nous emmène visiter SA presqu’ile, notamment la côte sauvage. Ensoleillée quand nous arrivons, elle se couvre très rapidement, au bout d’une heure, d’une brume marine.

Ce sera apéro sur le port et non bain dans une crique, pour arroser nos retrouvailles et les 67 km du jour !

Dimanche 25 aout
Retour vers le « continent » sous un ciel couvert. La lande parcourue par la piste cyclable (la Vélo 5) est sauvage et belle. Le passage de la baie d’Etel se fait sur la grande route que nous rejoignons au dernier moment et que nous quittons immédiatement en bifurquant vers la côte. Objectif, traverser la baie de Lorient en bateau, de Gâvre à Larmor-Plage. Mais nous sommes dimanche et cette ligne de « bateau-bus » ne fonctionne pas le dimanche. Tant pis, nous optons quand même pour la route sur la presqu’ile de Gâvre, magnifique entre océan et bras de mer, d’autant plus que le ciel se dégage, probablement du fait de la « renverse » des marées. Il nous faut attendre une heure dans ce petit village, en face de Port-Louis, pour prendre un premier bateau jusqu’à cette pointe, puis un autre bateau-bus pour rejoindre le quai des Indes, au centre de Lorient.

Ces traversées en bateau sont très sympas, avec vue sur les bâtiment et grues portuaires.
La traversée de Lorient est agréable. C’est dimanche et tout le monde doit être à la plage. Direction Ploemer puis Fort-Bloqué. Nous faisons un petit détour pour visiter les carrières de kaolin (les panneaux explicatifs sur la V5 sont intéressants et instructifs). Nous longeons ensuite la côte et la superbe plage de Guidel, un peu gâchée par le monde, les voitures, les parkings … Il existe bien une piste cyclable, mais elle longe la route et est traversée par les piétons qui vont de la voiture à la plage. A revoir à une période désertée.
Nous traversons la Laïta par un petit bac qui accepte les vélos. C’est vraiment un passage très court, mais qui évite une bonne dizaine de kilomètres sur des routes passantes. Aujourd’hui, nous aurons pédalé 62 km, pour 225 m +, et pris 3 bateaux.
Au Pouldu, le petit camping « les grands sables » nous accueille, à coté de la très jolie petite église, et juste en face de la maison où j’ai passé des vacances à 8 ans. Séquence souvenirs ! Cette petite station balnéaire semble avoir gardé un charme discret. Pas de grands immeubles, une rue commerçante, animée ce soir-là par un petit marché. Une plage au pied de la « falaise » et une autre un peu plus loin. Le camping est familial et calme. La crêperie me rappelle quand la table est libre, et les crêpes sont bonnes !

Lundi 26 aout
C’est le dernier jour pour atteindre Pendruc, objectif de notre traversée d’une partie de la France. Nous sommes attendus pour le déjeuner. La route pour Clohars Carnoet est tranquille. Dans cette petite ville, nous voyons une jolie exposition des photos et dessins de frères Lepage (Emmanuel et François) concernant l’Antartique. Ensuite, une « piste cyclable », qui utilise les petites routes et d’anciennes voies de chemin de fer, nous permet d’atteindre Nevez sans problème. Après, nous sommes en terrain connu, les routes étroites mais peu passantes nous conduisent à bon port. 40 km, 235 m + plus tard, nous retrouvons la famille, face à l’océan

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Nous ferons ensuite d’autres balades, soit par des petites routes, soit par la piste cyclable qui part de Concarneau. A Concarneau, il est possible de prendre le bac pour visiter la ville close, mais il est aussi possible d’éviter la grand-route en passant à vélo par la zone portuaire du Moros.
Nous sommes allés un jour à Beg-Meil. La route est belle, avec des passages balisés V5. La traversée de Beg Menez passe par une jolie montée de 15 % (resentie 18 % ! 😉 ). On peut voir les chantiers navals de Port La Forêt, avec ses géants des mers (mono ou multicoques). Magnifiques.

En conclusion :
Pas d’incidents techniques pendant ces 15 jours de pédalage. La partie Puy de Dôme, Limousin est plus sportive (et plus fraiche, cette semaine-là), mais beaucoup plus variée que la suite. Les réserves naturelles mériteraient qu’on s’y attarde, avec des jumelles et téléobjectifs. La côte bretonne est belle et les étapes au bord de l’eau agréables. A cette époque, nous avons toujours trouvé des campings avec emplacements libres. Je ne sais pas si c’est le cas entre le 14 juillet et le 15 aout. Le coût s’est échelonné entre 42 et 11 € pour 4 personnes. Nous avons la chance d’avoir de nombreux petits campings en France. Si nous l’avions souhaité, nous aurions pu écourter (ou rallonger) nos étapes, nous aurions toujours trouvé un camping. Pour les trouver, nous avions cherché sur internet en notant le nom d’un village + camping. Plusieurs propositions nous étaient faites, avec la distance par rapport au-dit village. Partout, nous avons eu un accueil chaleureux qui dément la réputation que certains donnent au tourisme français.
Marie-Annick m’a souvent fait remarquer les jolis noms des hameaux que nous croisions ou qui étaient indiqués aux alentours. Nous avions envie d’en faire un poème ou une nouvelle. Par exemple « Belhomme », « Arnac la Poste » m’ont bien plu. Elle avait noté L’Homme à la bonne, près de Tilly, Laloeuf et Champdoeuf, près de Martizay, Les Ragots, après Preuilly. Mais aussi La Quenardière, La Thibauderie, La Cheminonerie, La Chichardière, La Guignoire, La Grasse Coué, La Doucetterie, La Claisière, … Mais il y en a tant d’autres que nous avons oubliés. Ces noms, selon la région, avaient souvent des terminaisons similaires en « -ière », « -rie, – ac », « -eix », ou la présence des y dans les noms entre Clermont et Eymoutiers. La prochaine randonnée, il faudra les noter.

Enfin, j’ai été frappée par la variété des clochers des églises. J’en ai photographié quelques-uns, dont ceux-ci

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Tour de l’Andalousie

Andalousie septembre-octobre 2018
Un bref résumé de notre séjour en Andalousie cet automne, pour ceux qui chercheraient un itinéraire ou qui se demanderaient si ça vaut le détour !

Pas de carnet de route détaillé cette fois-ci. Juste quelques notes pour inviter à découvrir à vélo l’Andalousie qui vaut encore plus que ses célèbres et splendides villes. Campagnes, parcs naturels, sierras… En tout cas, il faut aimer les oliviers. En Andalousie, à la différence de la France il n’y a pas de petits villages mais des bourgs, relativement éloignés les uns des autres. L’avantage est qu’ils offrent plus de services : épiceries-supermercado, auberges ou hôtels, chambres ou gîtes à louer et souvent boutiques de cycles (fermées samedi am et dimanche). Nous avons donc voyagé à 6, légers, sans tente mais en alternant auberges et appartements trouvés par Booking et AirBnB. Le plaisir des bistrots et des tapas (beignets et patatas n’bien grasses !!!), et le bonheur de se faire une tambouille maison avec des légumes et des fruits.
Nous avions réservé quelques mois avant à Malága, Ronda, Córdoba et Granada. Les autres étapes se décidaient la veille.
Partis le 16 septembre nous avons eu une bonne semaine de chaleur (comme partout en Europe à cette période), mais très supportable en pédalant le matin, profitant de l’altitude entre 700 et 1200 m , et des cervezas, claras et autre vino Tinto de Verano. Les autres jours ont été beaux, sans chaleurs excessives. Quelques pluies courtes et fines en fin de séjour qui n’empêchent pas de pédaler et ne mouillent presque pas.
Partout un accueil sympa, bienveillant et facilitant.
A signaler que le réseau routier est excellent, la circulation faible sur les petites routes que nous avions choisies et que les chauffeurs espagnols sont les meilleurs du monde pour le respect des cyclistes. Un modèle pour les furieux hexagonaux.
Nous tenons les traces GPS à votre disposition.

Le 18 septembre 2018.
Arrivés à Malaga par avion depuis St Exupéry. Transavia.
Regis a réservé un minibus et nous débarquons au AirBnB de XI. 3 étages. Petit ascenseur où n’entrent pas tous les vélos. En déballant, Regis découvre que sa roue arrière est voilée. Un vélociste à proximité la lui changera pendant que nous allons prendre un bain de mer, suivi d’un verre de malaga. Le déjeuner est pris au restaurant chinois de Xi, mais le dîner est préparé par nos soins, grâce à la cuisine de l’appartement loué.

Le 19 , Malaga à Ardales, 67 km, 1025 m +
sortie de Malaga sans intérêt, on retrouve Régis égaré sans son téléphone qu’il m’a prêté pour régler mes affaires avec BOUYGUES .Café de rigueur puis pique nique à la terrasse d’un bistrot au pied de la route qui monte. Crevaison de Marie Annick, du moins, de son vélo.
Arrivée à Ardales l’Airbnb est tout en haut du village, et sa piscine nous réconforte de la montée.

Le 20 Caminito Real, 30 km, 550 m +
En 15 km à vélo, nous rejoignons l’extrémité du chemin, et un bus nous conduit au point de départ. Beau travail d’aménagement, mais il faut qu’Armelle s’équipe de chaussures de marche . Tout est prévu, la boutique en vend. Tellement belles qu’Odile et Marie Annick craquent aussi. Beau parcours pédestre aménagé dans les gorges en balcon au dessus du vide.
En 2 où 3 heures nous retrouvons nos vélos. Retour pour plonger dans la piscine de l’AirBnB de la veille.

                        

Le 21 Ardales à Ronda, 47 km, 1150 m +.
Belle route par le Puerto de Los Vientos. Paysage calcaire. Arrivée à Ronda par le côté moche de la ville. Tapas dans le bistrot avant de rejoindre le AirBnB appart en RdC près du centre-ville construit de part et d’autre d’une profonde gorge, et reliées par un superbe pont. Jardin, arènes, Puente Nuevo, glaces ….

Le 22, Ronda à Ronda, 52 km, 1125 m +, grosse chaleur.
En route pour Las Cuevas, à 18 km. Nous l’avions choisi en AR. 1 h de visite sympa avec lampes et petite ambiance d’exploration. Peintures rupestres de -30 000 à -3 000.
Finalement nous décidons de poursuivre le tour sauf Odile et Regis qui maintiennent l’AR.
Pique nique sur le trottoir devant l’épicerie très sympa, suivi d’un café dans la gare toute rénovée.
Nous attaquons la montée au col en plein cagnard, vers 14h, un peu inquiets de savoir à quelle sauce nous allons fondre. Superbe parcours, et belle descente qui nous conduit à Ronda par la vieille ville. Vaine recherche de chambre à air, tous les vélocistes sont fermés les samedis après-midi.

Dimanche 23 Ronda à Algodonales par la routes des villages blancs. 69 km, 1000 m +, 1113 m –
Un peu de dénivelé mais des vues splendides. Magnifique parcours et la descente sur Zahara vaut le détour ! Repas à Zahara, très touristique e ce dimanche, Nous passons près d’un barrage dont l’eau fraîche nous fait un bien fou, dans cette chaleur encore estivale.
Gite très moyen sur la place d’Algodonales. Un grossiste miraculeusement ouvert en ce dimanche après midi nous dépanne d’un melon. On aurait pu partir avec la tonne, si on avait voulu.

Lundi 24, Algodonales à Osuna, 73 km, 1300 m + en montagnes russes
On décolle le matin à la fraîche vers 8h. Agréable jusque vers midi où il commence à faire chaud. Superbe route qui nous conduit sur un col de Las Cabanas avec panorama unique sur Olvera. La route se poursuit, vallonnée parmi les oliviers. Tapas à Algamitas .
L’après midi la brise conserve un temps agréable pour pédaler. N’empêche qu’on apprécie piscine et bière à l’arrivée.
Enfin, la descente sur Osuna. A l’arrivée, une jeune femme sort de sa boutique pour nous offrir de l’eau fraîche, sans rien attendre en retour ! Nous lui achèterons quand-même quelques douceurs sucrées locales.
Hôtel El Molino. Belle ville au coucher du soleil. Apéro au club du Casino, puis pizza.
Temps toujours très beau.
Inquiétude pour demain : trouvera-t-on un bus à Ecija ou serons nous condamnés à pédaler 100 km au soleil jusqu’à Córdoba ?

Mardi 25 Osuna à Cordoba, 112 km, dont 60 sur la via verde, 555 m +
Les 40 premiers km sont avalés en un peu plus de 2 h. Arrivés à la station de bus nous abandonnons le projet de bus, et optons pour la Via Verde. Difficile à trouver, mal entretenue mais toujours roulante : 1/4 goudron, 3/4 chemin, ripio.. de bons souvenirs resurgissent ! Une bonne façon de parcourir et découvrir la campagne . Oliviers, champs de coton…
Une crevaison.


A 18h nous arrivons au AirBnB fiers de nos 112km, paysages et panoramas plein les yeux et la tête. Il faudrait vraiment que les autorités locales entretiennent cette voie, largement financée par l’UE, avant qu’elle ne devienne un maquis impénétrable. Ça en vaudrait la peine.
Luxe: AirBnB design avec sa piscine en terrasse au dernier étage de l’immeuble, et à deux pas du supermarché, et 15 mn de la Mezquita.

Mercredi 26
Tourisme dans Cordoue.
À pied nous rejoignons le quartier juif, réservons une visite guidée de la Mezquita, et poursuivons notre déambulation.
De nombreux groupes de touristes pérégrinent derrière leur guide…pour nous ce sera idem pour la visite de la mosquée. Et ça vaut le coût.
L’après-midi l’orage nous surprend alors que nous sortons du Palacio Viana. Le soleil manquait pour vraiment apprécier ce palais de patios.

Jeudi 27 Cordoue à Doña Mencía, 70 km, 1350 m +
Vite sortis de la ville, nous nous trouvons sur une crête qui vallonne au dessus du Guadalquivir. Après quelques immensités de champs de blé, les oliviers réapparaissent. A perte de vue. Infinis. Des vieux, des jeunes, sur tes terres rouges, blanches ou brunes. Des plantations nouvelles, dont les pieds sont protégés de plastiques blancs, font penser à d’autres immensités du côté de Verdun ou du Chemin des Dames…monoculture inimaginable. Espérons que la mouche de l’Olivier restera en Italie.
De loin en loin une finca, mais quasiment personne. On verra une dizaine de 4×4 dans la journée. Après 45 km sous la chaleur et en manquee d’eau, enfin un village. Castro. Un bistrot.
La route s’élève ensuite sur les 25 derniers km, toujours aussi déserte. Toujours des oliviers.
Et quelques figuiers qui font notre déjeuner, ou plutôt l’apéritif que nous continuons à la terrasse du premier bistrot de Doña Mencía.
Clara (panaché), Tinto de verano (vin d’été coupé de limonade), ou caña grande (bière au 1/2 litre !)…chacune à ses aficionados.
Au bout du village un hôtel luxueux, moderne, avec piscine et tout le toutim nous accueille. C’est bon le luxe a prix de routard !
Superbe étape.

Vendredi 28.De Doña Mencía à Doña Mencía, 72 km, 1100 m +
Finalement nous optons pour un jour de plus à Doña. Départ pour Cabra par la route, puis la Via Verde que nous croisons. À la pâtisserie nous rencontrons le pâtissier diabétique qui ne peut pas goûter ses gâteaux ni les décrire à ses clients !
Arrêt à la casa de los visitantes au col Mojon, puis des petites routes sympas, bordées de figuiers jusqu’à Luque où nous retrouvons la Via Verde. Un bon restaurant installé dans l’ancienne gare : flamenquín, gazpacho et Tinto de verano….

Samedi 29, Doña Mencía à Jaen, 78 km, 450 m +
La Via Verde chemine quasiment à plat jusqu’à Jaen. Les oliviers à perte de vue…
Jaén, ville assez grande, cathédrale baroque énorme et surtout la Maison des Bains Arabes. Musée des arts et tradition, bains en sous sol, et surprenant et intéressante expo d’art naïf.
Dodo dans la superbe auberge de jeunesse (Inturjoven), ancien bâtiment rénové très moderne, avec spa…à côté du nouveau Théâtre..

Dimanche 30 septembre. Jean à Alcala la Real, 63 km, 1572 m + en 4 bosses
La sierra de la Pandera a tenu ses promesses. Une jolie route serpentant dans les paysages de montagne, 3 cols, quelques beaux villages et de belles falaises. La végétation se diversifie : noyers, figuiers, mûres, amandes, et quelques chèvres au milieu.
Alcala nous rappelle les belles « Kalaa »  d’Algérie.
Frayeur avec Booking par lequel nous avions réservé une maison pour 30€ !
Finalement nous avons une Casa Grande, dans le village, et Booking nous rembourse les 78€ de différences !!!
Nous dînons près des ramblas dans un bar, accompagnés de tout le 3ème âge de la ville. Jean-Claude dort sur la terrasse pour échapper aux barreaux de son petit lit.

Lundi 1 octobre. Alcala la Real à Granada, 73 km, 957 m +
La voie de sortie d’Alcala nous amène sur une route à grande circulation que nous évitons par Santa Ana, toute en montagnes russes assez sévères. Puis nous rejoignons la grand route. Nous descendons une belle vallée où un cycliste nous raconte comment il fait Granada-Jaén en AR, 3 fois par semaine pour son boulot…. mais lors de ses jours de repos il pédale aussi. Résultat il parcourt 30 000 km par an !
Beau lac de barrage, mais nous refusons de nous baigner dans le suivant fangeux et dont les rives sont couvertes de détritus.
Arrivée à Grenade sous une petite averse qui nous permet juste d’apprécier combien les trottoirs deviennent très glissants : belle gamelle.
Bel AirBnB en centre-ville.
Short neuf chez Corte Ingles, et pfuitt la barbe pour 3 €.
Aznavour est mort cet am.

Mardi 2 , Tourisme à Granada,
Splendeur de l’Alhambra où nous passons la matinée .
Balade dans l’Albacin l’après midi.
Et une glace à la Torta de la Virgen en soirée

Mercredi 3, Granada à Granada, 18 km, 350 m +
On prend les vélos pour la Llano de la Perdiz. 10km. Très beau point de vue sur le Mulhacen et sur Grenade.
Étape mémorielle au cimetière aupr!s de la tombe collective pour les victimes de l’accident d’avion sur le Pic Alcazaba, Sierra Nevada / Trevelez, où périt Marc Joaton, sa femme et son bébé d’un an, en vol pour la Mauritanie en octobre 1964
Après-midi à la Capilla Réal, et déambulations dans les superbes quartiers au pied de l’Alhambra.

Jeudi 4, Granada et autour de Granada, 22 km
Le GPS poétique et fantasque nous guide jusqu’à La Cahorros, à Monachil, 15 km. Au retour, direct en 7 km…
Jolie remontée à pied d’une gorge, nombreux grimpeurs, et retour par un chemin de montagne bien pentu qu’Armelle a bien fait de refuser. Elle a préféré, pendant ce temps, aller visiter la Chartreuse (la Cartuja), petit havre de paix, non loin du campus universitaire de Grenade.
Au retour arrêt chez le glacier, formé chez le champion du Monde français. Un régal.

Vendredi 5, Granada à Guadix, 60 km, 1100 m +
Regis nous perd dans Grenade…à moins que ce ne soit nous qui perdions Régis.
Belle route pour un petit col à 1250m. Bocadillos et café avec Sandra, cycliste VAE hollandaise en route pour Madrid. Poursuite par la route du mirador, splendide, pour arriver aux alentours de Guadix dans la région troglodytique. Musée. Nous dormons dans les Cuevas de Maria. Diner au bistrot rustique et sympa.
Guadix semble une ville sinistrée. Château crénelé comme dessiné par des enfants, qui tombe en ruines. Eglise baroque, Plaza animée avec pâtissiers (excellent !) et bars…

Samedi 6, Guadix à Laroles, 60km, 1235m +
Pour éviter la grande route, un petit détour par les villages au pied nord de la Sierra Nevada. Un charcutier d’anthologie…et le Puerto de Ragua (14 km 1200 à 2000 m). Belle pente cool. Une impression de Cévennes.
Descente de rêve sur Laroles, on devine la mer au loin.
Hôtel Rural Real tenu par Ramón, ancien skieur, reconverti dans l’hôtel de feux ses parents, au débit de mitraillette. Un dîner pantagruélique,. …

Dimanche 7, Laroles à Pampaneira, 74 km, 1529 m +
Une succession de montagnes russes, de village en village.
Figues, mûres et grenades.
Après Trevelez on est en pleine « folklorisation » genre St Trop’ ou autres. Mais le coup d’œil, de loin, sur les villages blancs des Alpujaras, est magnifique.


Une boutique de produits régionaux nous vend 3 boites de fayots au prix de l’or ! Mais quand la boulangerie ouvre après una cervezita …elle vend de tout à prix doux. Dommage.
4 km plus loin, en contrebas de la route Dreams Alpujarra avec piscine, vue sur la sierra, salon, Tv etc. Luxe et confort

Lundi 8 , Pampaneira à Escuzar, 67 km, 1010 m +
Belle descente sur Órgiva, que nous évitons.
On rejoint vite l’ancienne route en bordure ou à vue de l’autoroute ou de la grande route jusqu’à Padul. Sans intérêt.
Puis on rejoint Escuzar, perdu dans la campagne où nous attendons 17 h 30 que le patron de l’hôtel Godi sorte de sa sieste. Le bonhomme vaut le détour. On dirait un personnage de dessin animé.
Place de l’Eglise, Ayuntamiento et Ermitage au sommet du village.
Repas moins séduisant que celui annoncé sur le site de l’hôtel : Fino, calamares, Anis Del Mono…
Entre temps on fignole l’itinéraire. Abandon d’Antequera au bénéfice d’un détour par la côte .

Mardi 9 . Escuzar à Almuñecar, 78 km, 1100 m +
Remontée tranquille entre champs d’oliviers et amandiers, jusqu’au col de la Cabra. Les pins prennent le relais sur un « causse » à 1341 m. Au réveil l’orage tonnait sur les hauteurs. Le ciel se dégage dans la montée, et sur le Causse la brume nous enveloppe, avec quelques gouttes.
Superbe lumière avec soleil, nuages blancs et noirs…La route « tombe » du Causse vers la mer, en zigzagant dans un paysage de calanques de calcaire blanc.
Descente d’anthologie, 30 km. pour arriver dans une vallée tropicale où poussent avocats, chirimoyas, mangues, papayes, goyaves, bananes…
Bain de mer dans une eau très agréable au pied d’une barre d’immeubles en front de mer., boutiques et restaus…. Heureusement, le tour dans la vieille ville nous réconcilie avec ce village.
Regis trouve un artisan ferronnier qui répare avec une tige d’inox le porte bagage du vélo d’Odile.

Mercredi 10, Almuñecar à Còmpeta, 50 km, 1050 m +
Il a plu dans la nuit.
Direction Nerja. Pour éviter la grande route nous sortons par la côte en bord de mer qui se termine par une route à 18-20% ! Ensuite c’est grand route, pour éviter des montagnes russes en arrière pays.
Une plage avec douche, avant la bifurcation pour Torrox, fait de l’oeil à trois d’entre nous, pendant que les trois autres avancent. Juste après le trafic diminue enfin et nous montons jusqu’à Còmpeta. Beau village folklorisé pour les anglais qui doivent représenter 50% de la population.
Appartement chez El Recreo. Sympa, propre, mais petit et mal aéré.

Jeudi 11, tourisme à Còmpeta
Les uns partent pour une rando pédestre dans la sierra.
Nous optons pour du VTT. Au bout de 27 m, la pluie nous fait faire demi tour ! Odile et MAM font de même, Régis et Jean-Claude mieux équipés et plus optimistes continuent pendant 3 h.
L’après midi nous partons avec nos vélos faire un peu le même tour qu’eux.
18 km 588 m +.
Le soir, la paella dont rêvait Odile depuis plusieurs jours

Vendredi 12, de Còmpeta à Riogordo, 60 km 1234 m
Poursuite de la route balcon par Archez. Un petit 16 % pas très loin de Còmpeta !!! Puis le balcon continue vers des falaises rocheuses et au dessus du barrage.
Hôtel La Era à Riogordo.

Samedi 13 , Riogordo à Malàga, 38 km, 690 m +
Nous quittons l’auberge et le petit village de Riogordo pour rejoindre le Puerto de Léon. Jolie montée. Au sommet nous rencontrons au bar trois VTT VAE, andalous mais francophones et sympa. Superbe descente par les « spaghettis «  qui nous amènent directement à Malàga chez Xi qui embrasse Odile et moi à l’arrivée, comme de vieilles connaissances ! On profite du temps pour encore une baignade. Un 13 octobre, ce serait dommage de s’en priver !

Dimanche 14. Malàga
La longueur de la queue devant le musée Picasso nous fait préférer le musée Thyssen, Arturo Iturrino. Intéressant. Odile et Regis optent pour un beau musée de la musique. Retour sous la pluie.

Lundi 15. Malàga
Passion et émerveillement au Musée Picasso. L’après-midi à l’Alcazaba et sur les murailles d’El Castillo.
Démontage et emballage des vélos.
…et le dernier bain sous un temps maussade et venteux.

Mardi 16 octobre 2018.
Le transporteur arrive à l’heure pour nous embarquer avec nos vélos emballés jusqu’à l’aéroport.
A Lyon, puisque Ouibus refuse les changements d’horaire, nous avons décidé de prendre le ticket à StEx. Résultat nous le payons 22€ + 4€ de « pénalité »  pour ne l’avoir pas acheté sur internet. Arnaque du monopole et piège de la cybereconomie. Décidément cette compagnie nous en veut !

23 jours de pédalage
1351 km
22 020 m D+
23 j de vélo
1 300€ / pers + 200€ de Transavia
58,7 km/j de moyenne
957, 39 m/j de moyenne

La via de la plata, à notre sauce !

Le projet initial est de traverser l’Espagne de Gijon à Séville. Les contraintes de calendrier modifient l’itinéraire qui nous conduira de Salamanque à Matelascañas, sur l’Atlantique, au sud du Parque de La Doñana, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Séville.

1 000 km, 10 000 m D+

Parti le 3 octobre de Lyon Saint-Exupéry, nous rejoignons par Vueling Bilbao, via Barcelone. Visite du Guggenheim, puis 4 h de bus jusqu’à Salamanca. Les trains limitent à quelques uns les vélos. Et il aura fallu de la perspicacité et surtout la gentillesse et compréhension d’une employée de la compagnie Astra pour embarquer à 6 avec 6 vélos dans le même bus. Heureusement hors saison les bus ne sont pas complets.

Inspirés par la Via de La Plata, nous n’avons pas suivi cet itinéraire qui nous paraissait ennuyeux. Ça nous aurait pourtant simplifié la vie pour la logistique (refuges, hotels, transports etc.)
Nous avons « festonné », en cherchant à traverser les sierras et villages qui nous inspiraient.

Les grands paysages de plateaux d’oliviers et de chênes nous ont enchantés, avant que les sierras d’Andalousie, villages blancs et routes tortueuses nous séduisent. L’arrivée sur la Doñana est une récompense. Et un bain dans l’Atlantique, à l’extr^me sud de l’Europe, ça vaut le coup, non ?
Nous ferons des étapes moyennes de 70 km pour rejoindre en 14 jours le sud.

Nous avons pédalé du 5 au 19 octobre 2017. Une jour de tourisme dans la Doñana et enfin 2 jours à Séville pour prendre l’avion de retour le 21 octobre.

Nous avons bénéficié « d’El Verano de los membrillos », l’été indien, anormalement chaud (On nous a dit de 6 à 8° au dessus de la normale) puisque le thermomètre variait entre 15° et 35°. En octobre les jours sont courts. Le jour se lève vers 8:30 et le soleil se couche vers 20:15. Nous pédalions dès le jour, en fait à partir de 9 h et jusque vers 14 h si possible. Les après midi étaient vraiment très chauds pour circuler.
Les routes sont excellentes et les automobilistes respectueux des cyclistes comme nous ne l’avons vu nulle part au monde.

Nous avons trimballé le matériel de camping, environ 3 à 4 kilos, pour ne nous en servir que 3 nuits ! Pratiquement pas de camping dans ces coins, sinon fermés. Des auberges dans tous les villages, qui sont en fait des gros bourgs, avec des prix assez doux, de l’ordre de 20€ par nuit et par personne. Impossible de trouver une machine pour faire des lessives, c’est à la main chaque soir qu’il faut laver son cuissard dans le lavabo.
L’accueil est toujours excellent, simple, cordial et joyeux. On trouve à manger partout, entre épiceries, bars à tapas ou restaurant dans ces pays du jamon iberico. Il ne faut pas choisir cette destination pour faire un régime amaigrissant.

Les routes sont bonnes, voire excellentes malgré quelques entrées de villes aussi laides et dangereuses qu’en France, avec une signalétique à peu près nulle, mais des « bermas », bas côté, assez accueillants pour les vélos. Quelques variantes nous ont permis de goûter les pistes de terre…
Pas trouvé d’occasion de se baigner dans les rios, sauf dans l’Atlantique, à Matelascañas, où l’eau était très bonne malgré un temps pluvio-maussade.

Les villes sont splendides : Salamanque, Séville, Merida, Caceres…les villages souvent très beaux et sympas, Cumbres, El Alberta, Nerva, Zafra, Feria etc, mais surtout beaucoup plus importants que nos clochers sans épicerie ni bistrot qui parsèment la France, mais beaucoup moins nombreux. La campagne est assez déserte, ce qui lui donne son charme.
L’accent andalous appelle l’hispanophone à la modestie…

Il nous reste à parcourir le nord, de Gijon à Salamanque, pour terminer la traverser complète nord-sud.
La Via de La Plata est un chemin jacquère qui conduit de Séville à St Jacques de Compostelle. L’itinéraire « officiel » est plutôt conçu pour les VTT compte tenu de la qualité des chemins. Nous avons préféré nous en éloigner pour visiter les villages et surtout éviter la route principale qui, bien que n’ayant que très peu de circulation, est sans grand intérêt.

Nous recommandons l’itinéraire que nous avons tracé, la période, octobre, pas trop chaude mais agréable, et ne pas emporter de tente, inutile. La Sierra de Gredos, que nous avons laissée à l’est, entre Plasencia et Madrid, mériterait le détour. Pour la prochaine ?

…et quelques images pour vous donner envie :

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De Salamanque à Séville au jour le jour …

Malgré la grève générale en Catalogne, notre vol Lyon-Barcelone-Blibao se déroule sans encombre. Les vélos ont suivi.
Les deux taxis comionettes sont au rendez-vous et nous déposent à l’hotel.
Diner de tapas.
Le lendemain nous comprenons à la Renfe que le transport des vélos de Bilbao a Salamanque ne sera pas possible car le nombre de velo par train est limité et le quota déjà atteint. Après plusieurs aller-retour au terminal de bus, une employée fait preuve de compassion, d’intelligence et de compétence professionnelle et nous partons à 16 h pour Salamanque en bus. Après quelques palabres, un chauffeur de taxi fait deux aller-retour jusqu’a notre gîte ou nous pourrons enfin déballer les vélos.
Visite de Salamanque sous la pleine lune. Fantastique. Nous sommes séduits par cette ville que nous arpenterons en vitesse demain jeudi 5 octobre Avant d’enfourcher nos vélos. Il faudra y revenir.
Apres 55 km nous trouvons un camping, fermé. Devant notre mine dépitée le patron sympa nous ouvre et nous branche l’eau chaude.  Nous ne le verrons plus. On laisse 30€ dans sa voiture vendredi en partant.
Une petite erreur d’itinéraire nous permet de sillonner le massif de Peina de Francia et nous arrivons à El Alberca, beau village de montagne en pierrre. Un peu touristique mais bien restauré.
Camping très cher, qui nous fait payer les vélos au prix des motos, 4€ ! Et pas sympa en plus.
Samedi 7/10 nous partons pour Coria. Contact sympa avec cette petite ville où nous trouvons un hôtel, et dont nous parcourons la vieille ville avant de nous refaire devant une séries de « porciones » .
Dimanche 8/10 nous arrivons à Caceres par la voie de service qui longe l’autoroute. Un barman nous indique un hôtel juste sous la vieille ville. Re-tapas, etc.
Lundi 8 nous déjeunons de churros aussi bons que gras, qui nous accompagnerons jusqu’à midi. Le patron nous montre fièrement son savoir faire.
Lundi arrivée à Merida
Et mardi Badajoz superbe ville romaine, maure et wisigoth. Le musée de peintures nous séduit moins que la ville, ses murailles, La plaza Salta. Gargantuesque diner dans un restaurant de poissons….l’hotel Las Heras que nous avions contacté par mel est plein, mais très gentiement nous réserve 3 chambres chez un confrère « Nizas ».
Mercredi 11/10 nous visons les petites routes. La sortie de Badajoz est pénible à cause du traffic, nous optons pour une route parallèle qui se termine dans le sable ! Retour sur le goudron jusqu’a Valverde de Leganes. Cafés, marché… et la route devient très agréable et bien vallonnée au milieu des oliviers, des chênes, des cochons…jusqu’à Barcarrota où un bar nous offre sa fraîcheur pour pique niquer. Ça se termine en sieste dans le jardin public jusqu’a 16:30. Nous faisons les 20 derniers km à la fraîche pour débarquer vers 18:00 à Salvatierra, dans un hôtel. Toujours pas de camping !
L’hotel Bodega de Salvatierra de los Barros sera notre halte du jour. Ce village semble connu plus sa spécialité d’alfareria, poteries. D’ou son nom ? Nous prenons le PD au bistrot voisin dans un infernal brouhaha. La mère du patron nous a offert, la veille, un verre de rosé, nous parlant du toréador Flores, originaire de la commune et exprimant son inquiétude sur l’affaire catalane.
Dans tous les villages nous remarquons d’une part les nombreux drapeaux espagnols aux fenêtres et d’autre part la mine grave, intéressée et souvent inquiet des gens dans les bars, scotchés devant une chaîne d’info à la TV.

Ce 12 octobre est la fête de la Hispanidad . Des le petit déjeuner on voit quelques cyclistes et nous en croisons beaucoup dans la journée. Nous apprendrons plus tard qu’il y a un rassemblement cycliste autour du lac pour célébrer l’unité espagnole… Nous montons jusqu’au château de Feria après avoir laissé nos sacoches devant un café au village, Fermé jusqu’a 11h , mais vue superbe. Une jolie route nous conduit jusqu’a Zafra, via un petit col. Total : 43 km et >700 D+.
La Plaza Grande de Zafra est superbe et bien animée en ce jour férié.

Vendredi 13 octobre
Par des routes sympas et souvent très tranquilles, nous sillonnons une sierra. La dénivellation totale sera finalement assez haute quand nous arrivons à CumbresMayores. La côte finale justifie bien le nom de ce village blanc surmonté de son château.
Plus de chambre d’hotel. Mais une discussion de bistrot nous permet de rencontrer un monsieur quî met à notre disposition sa maison (125€). Quelle surprise de le voir débarquer vers 19 h avec une bouteille de bordeau blanc, du chocolat, des galettes, une cafetière etc.
En route pour « cenar » nous croisons un groupe de garçonnets de 8 à 12 ans qui s’entrainent pour une chorégraphie sur fond de castagnettes.

Samedi 14 octobre.
La descente de sortie de Cumbres ne dure que 2km. Ensuite c’est une première pente >10%. Et ça se renouvelle dans la matinée. De belles forêts de chênes, des chasseurs, des biches, des montées, des descentes, des jolis villages…Aracena est un bourg célèbrement touristiques par ses grottes «maravillosas ».  Las grutas maravillosas attirent la foule qui s’agglutine dans une rue de restaurants. Nous déposons nos bagages à l’hospedaje de La Reina Pour continuer, allégés vers les villages alentour. Les chasseurs exposent leurs trophées : 5 biches énormes,
Le soir nous nous régalons dans le seul restau ouvert dans la ville désertée, un délice servi avec joie et gourmandise !

Dimanche 15
Rapide descente sur Rio Tinto. La plus grande mine à ciel ouvert d’Europe, dont l’exploitation est arrêtée. Les travaux de réhabilitation du site mobilisent encore d’énormes camions, patrouillant dans des terres de toutes les couleurs. Un petit train nous trimballe sur 11 km le long du Rio Tinto, couleur d’encre rouge, orangée…traversée du cimetière des locomotives, vues sur des terres noires, rouges, « dos de tortues »…
Etape a Nerva, voisine.

Lundi 16 octobre
La route est splendide sur les crêtes de la sierra et descente progressivement jusqu’a la plaine vers 150 m. La zone a été incendiée et est actuellement en cours de reboisement. L’activité de surveillance est intense. Aucune circulation si ce n’est les gardes forestiers. Notre regard est attiré par d’étranges pylônes brillant au soleil. Nous comprendrons plus tard qu’il s’agit de la plus grande centrale solaire d’europe (11MW)
Apres un gros pique-nique au bistrot du village nous prenons une route droite, sale, triste et à fort traffic, qui nous conduit jusqu’à un camping surprise au début de la plaine du delta du Guadalquivir, à Aznalcàzar. Calme, pinède et piscine. Le restau est fermé mais les jeunes gérants nous depanent avec du riz, du thon « Frégate » et sauce tomate…
Bel hotel de bungalows…

Mardi 17 octobre
À travers les plantations d’orangers, de fraisiers etc nous longeons le parc national naturel de Doñana jusqu’a El Rocio. Un air de western , ville dans le sable, vide, à cette époque, des hordes de touristes qui l’envahissent pour le fameux pèlerinage et pendant l’été…Nous enfourchons les vélos pour faire les 15 derniers km qui nous permettent un bain dans l’océan à la Torre de la Higuera à Matalescañas

Mercredi 18 octobre
« Por la madrugada » nous embarquons dans un gros bus 4×4 pour parcourir avec guide et jumelle le nord du Parc. Cerfs, daims, oiseaux…une sorte de Camargue qui n’est pas encore inondée. Mais point de linx, la vedette du parc.
C’est notre 1ère journée sans vélo…et sous la pluie.
L’après-midi, nous déambulons dans ce village de western, pratiquement désert en cette fin d’octobre, prévu pour accueillir en mai le plus grand pèlerinage d’Espagne, d’un million de personnes. Un habitant nous explique que El Rocio reçoit de 7 millions de touristes par an, des allées de sables et d’immenses places pour accueillir chevaux et chariots.

Jeudi 19 octobre
Nous démarrons sous une bruine bretonne qui s’arrête au bout de quelques minutes en suivant les conseils d’une guide du Parc qui nous a indiqué une route qui longe le Parc et qui nous fait découvrir les rizières (Valverde) près de Isla Mayor et les champs de coton. Cigognes, hérons, aigrettes…le ciel est un festival.
Nous avons du mal à trouver le « corridor vert » pour entrer dans Séville qui est très étendue. Mais un réseau de pistes cyclables nous conduit finalement à notre hotel Gran Plaza . Jean-Claude nous fait découvrir le manzanilla, sorte de Jerez seco qui vaut le détour.
Nous rejoignons vite la vielle ville, La Giralda, La Place d’Espagne et bénéficions d’un récital d’une bande de chanteurs guitaristes pendant notre excellent diner dans un restau-tapas.

Le vendredi commence par la visite de l’Alcazar, des jardins, de la Plaza de Toros, etc. Grâce aux conseils de la bru de Marie-Annick, nous dégustons une excellente cuisine dans divers restaurants vraiment remarquable. Avec en prime une sérénade d’une chorale qui dîne dans le resta d’à côté.

La Macedoine : il faut y aller à vélo !

Après un circuit de 25 jours de cyclotourisme en Macedoine (15 juin -10 juillet 2017) voici un petit bilan à l’usage des candidats.

La Macedoine est idéale pour faire du cyclotourisme.

Route.
Un bon réseau de petites routes plutôt bien asphaltées, même s’il faut se méfier des nids de poule. Peu de circulation sauf à l’entrée de quelques villes. Mais attention ! chaussées étroites et sans bas-côté. Les automobilistes sont plutôt respectueux des cyclistes.
Il y a toujours une ancienne route « de service » qui longe l’autoroute et permet de l’éviter . La signalisation est bonne, souvent en lettre slaves et latines.
La carte Gizi Map 1/250 000 est assez fiable.
Avec http://www.mapsme, Wikiloc, openrunner.com + GPS openmbtmap c’était parfait.
Nous avons pris quelques pistes à travers la montagne sans difficulté, mais prévoir des pneus type VTC >32, non des pneus fins de route.
Curieusement les macédoniens sont assez précis quand ils donnent une indication d’itinéraire.
La police et gendarmerie sont très serviables et de bon conseil, même s’il peut leur arriver, dans les villes, par curiosité, de vous demander vos papiers. Ne pas hésiter à aller les voir et les solliciter. Ils parlent souvent anglais.
Guide « Petit Futé «  très incomplet. Des cartes nulles. Mais il semble le seul en français. Voir « les guides bleus » ?
Lonely Planet mieux, en anglais. Pas utilisé.

Nourriture
Nombreuses fontaines ou sources, surtout dans l’ouest, que nous avons bues, comme l’eau du robinet, sans connaître de conséquence gastrique.

Des bistrots et restau dans chaque village, carrefour et autre. Inutile d’emporter des réserves avec soi, sauf dans quelques destinations de monastères. Les villages de montagnes sont souvent quasi abandonnés sans boutique ni restau.
Toujours et partout le même menu de salades, fromage, grillades, » pomfrit ». Légumes délicieux, tomates, poivrons forts et doux, oignons , courgettes, aubergines + chou, carottes et betteraves râpées . Et les bereks !!!
Dans la campagne, dans tout le pays on met du fromage partout, quand il n’y en a pas c’est qu’il y a de la crème ou du yaourt.
Une portion suffit souvent pour 2 personnes. De la bière, pivo, de l’eau de vie, rakkia, des sodas et du café expresso, turc ou Nescafé frappé partout.

Hébergement
La Macédoine n’est pas adaptée au cyclo camping car il n’y a pas ou peu d’infrastructure pour les campeurs. Quand nous avons croisé des campings ils ressemblaient plus à des camps de réfugiés mal entretenus et pas attrayants. La camping sauvage est officiellement interdit et il ne semble pas possible aux particuliers de vous héberger sans autorisation de la police.(à vérifier). En tout cas, ce n’est pas dans les habitudes.

En revanche des auberges et hôtels dans toutes les villes et bourgs (10 à 20€ / personne/ nuit quelques fois avec PD) et des chambres chez l’habitant « homologuée «  (5 à 10€/pers) toujours très propres, même si la plomberie est un art mal maîtrisé dans ce pays. Il y a souvent un hôtel associé à la station service essence.
Certains monastères disposent de konaks, refuges pour les passants. ( 2 à 5 €, voire gratuit + une donation au monastère ). Prudence car certains n’en ont pas, d’autres donnent priorité aux pèlerins orthodoxes, enfin d’autres sont fermés, ou le pope absent ou la gardienne de mauvaise humeur. Des cadres somptueux et soignés. Un confort spartiate. De belles rencontres. Prévoir sa nourriture.

Le site http://www.booking.com est bien pratique et répandu.
http://www.warmshowers.com est peu diffusé. Sur 3 demandes : 2 sans réponse, 1 négative pour cause d’accouchement.
Airbnb à Skopje.

Mécanique et transports
Dépannage : pas de point de vue, nous n’avons eu aucun Pb. Il y a beaucoup de vélos dans le pays. Du plus ancestral utilisé par le paysan pour aller au champ, au VTT le plus moderne utilisé par le jeune cadre urbain.
Des quincailleries partout.

On peut mettre son vélo dans les « vieux » trains, pas les neufs. Se renseigner auprès du chef de gare.
Des bus partout pour aller partout. On peut mettre son vélo dans le bus « en fonction de la place et de la taille du bus ». Selon le bon principe « nema problema ». -Ça se discute
Les taxis acceptent aussi d’embarquer des vélos.

Climat
En juin juillet  (2017) nous avons eu un climat de « bel été » en France. 2 jours de pluie un peu frais en montagne (Mavrovo) et 3 jours de canicule exceptionnelle dans le sud (>40°C)

Pratique
Le macédonien s’écrit en cyrillique, qu’on apprend à déchiffrer. C’est une langue incompréhensible pour non initié. En revanche beaucoup parlent anglais, quelques ex émigrés parlent allemand ou italien, rares parlent français, bien que les français soient « bien vus ».

Des Distributeurs Automatiques de Banques (DAB), dans toutes les villes « d’une certaine importance » . On peut toujours payer en €, bien qu’illégal . La CB est acceptée dans hôtels, restau , supermarchés.
Les macédoniens, H et F, fument énormément, y compris dans les restau et les chambres d’hôtel .
Nous n’avons été embêté par les moustiques que près des lacs, en revanche beaucoup d’insectes volants ou non en montagne ( et oui, c’est l’été aussi en Macédoine.
Des pharmacies dans les bourgs et villes.

En conclusion : il faut y aller
Le pays vaut surtout pour sa nature et ses paysages, les villes ont peu d’intérêt , voire moches, Les sites touristiques sont mal mis en valeur mais déserts. Globalement le pays est sale de détritus plastiques partout.
Le patrimoine religieux est remarquable, la ville de Skopje est une curiosité d’urbanisme kitch.
L’accueil est toujours sympa et respectueux, jamais envahissant, toujours serviable. À part 2 ou 3 sites ( Ohrid, Dojran) l’absence de touriste est une raison de voyager en Macédoine.
Ce pays vaut plus que d’être simplement traversé. Grand comme un grand département français nous y avons fait plus de 1100 km dans le mois, en découvrant chaque fois de nouveaux paysages. Sans site « à couper le souffle.

Pays très montagneux, calcaire à l’ouest, granitique et volcanique à l’est. Les côtes peuvent être raides mais jamais très longues.

Nous avons croisé 1 couple sur un tandem.
Un groupe de Hollandais à vélo, accompagné d’un guide et service de bagages, dans l’ouest. Quelques cyclistes « de route à la journée » macédoniens vers Skopje. Sinon aucun cyclotouriste .

et quelques images pour vous donner l’envie d’y aller :

https://www.icloud.com/sharedalbum/#B0U5fEtEvGfp2qo

 

Coup de vent à Vienne, Vienne en coup de vent.

On le sait, le voyage apporte toujours son lot de surprises.
Non seulement nous n’avons pas eu notre correspondance, mais en plus, une tornade sévissant à Vienne au moment de notre atterrissage, notre avion a remis les gaz pour se poser 2 ou 3 heures à Gratz, avant de nous ramener à Vienne. Ça nous a permis de voir que ce coin doit être joli à visiter : collines et bosses verdoyantes de forêts, villages éparpillés, …
À l’aéroport de Vienne, c’est un bazar monstre. Bon nombre d’avions ont été annulés dont le nôtre. Une attente incroyable pour trouver un nouveau vol. Finalement, le notre serait prévu pour le surlendemain ! Bon, allons dormir dans la dernière chambre disponible en pleine campagne à 45 km de là. On verra demain. Le village où nous dormons est un pays de vignes réputé, mais nous n’en profiterons pas. Il n’y a pas à dire, il nous faudra revenir.
Un coup de fil à Austrian airline en France permet de trouver deux sièges pour le soir. Super, le temps de régler le transfert de nos bagages pour ce nouveau vol et nous voilà partis visiter Vienne en coup de vent.
Nous faisons le tour du centre-ville qui nous impressionne. Les bâtiments impériaux sont magnifiques, les rues, les jardins et les immeubles le sont également et nous apercevons d’autres bâtiments que nous n’aurons pas le temps d’aller voir. Ça nous console de ce contretemps et nous donne envie de revenir y faire un tour !
Cette fois-ci, le voyage semble prendre fin. La question est « nos sacoches et vélos arriveront -ils avec nous à Lyon ? »
Et bien non ! Donc ils nous seront livrés samedi matin ! Heureusement que nous n’en avions pas besoin en arrivant en France.

La boucle est bouclée

Vendredi, notre retour vers Skopje s’effectue par des petites routes sur les collines. Pas mal de voitures quand même. La gestion des ordures de la ville n’est pas top, elles sont brûlées sur les hauteurs.
La traversée de la ville est un peu pénible. Heureusement il y a des pistes cyclables. Le canyon de Makta à quelques km de Skopje, est impressionnant par son étroitesse et la hauteur de ses falaises. Comme l’annonçait le Petit Futé, il y a du monde, en particuliers des mariés qui viennent se faire photographier. Mais l’ambiance reste supportable, et la petite heure de kayak dans le canyon, complétée d’une baignade fraîche, est très agréable et bienvenue.

Le lendemain, en prenant notre petit dej’ dans le village où nous avons dormi, nous discutons avec Salhi Ali, macédonien d’origine albanaise qui travaille à Bâle. Il nous décrit (en italien, qu’il parle couramment) sa perception de la faible place laissée aux albanais en Macédoine, pourtant « installés ici bien avant les Slaves » ! Tout commence au moment où je lui dis « blagodaram » (merci En macédonien). Non « falenderi « , en albanais. Et « chwoila » ? Non, ça c’est en Serbe !!! Cet échange prouve encore une fois combien la situation est complexe et la cohabitation pas facile.
Il nous fait découvrir le jus de cerise, spécialité locale et nous offre café, couronnes de pain au sésame, …. (Le lendemain, nous découvrirons le « boza », boisson à base de farine, pois chiches (?), eau, vanille.)
Retour vers Skopje par une piste piétonne et cyclable, en longeant des champs entiers de cultures de légumes de proximité.
Nous louons une voiture pour 1 j 1/2, pour visiter la Montagne Noire qui surplombe Skopje et sépare la Macédoine du Kosovo et explorer le centre du pays que nous avons contourné.
Les familles prennent l’air dans les jardins d’un des monastères. Les fresques sont superbes et sont de véritables récits de la Bible ou des Evangiles. Mais il ne faut pas avoir laissé son pantalon à la chambre !
Nous fêtons notre voyage le soir, dans un excellent restaurant, à deux pas de chez Goran (Sopski Merak) qui semble réputé chez les Skopliotes.
Dimanche, nous tentons de traverser la montagne vers Makedonia Brot. Mais les deux routes que nous empruntons se terminent l’une par une piste (un forestier nous dit qu’une voiture berline ne peut pas passer, il faut un 4×4.), l’autre au barrage du lac que nous espérions longer ou traverser. Comme me le dira le père de Goran, c’est une région vierge.
Notre obligation de revenir vers Skopje, arrange bien un cycliste autrichien dont la roue a crevé et qui n’a pas de matériel de réparation. On le ramène !
En prenant la route pour Véles, nous passons par des thermes, visiblement musulmans. Espérant trouver un restaurant, nous entrons dans ce qui ressemble à … une salle à manger d’hospices, avec les gens qui mangent leur soupe, le nez dans leur assiette et la serveuse qui pousse un charriot d’hôpital pour servir ou débarrasser ! L’horreur !
La suite de notre périple nous fait « découvrir  » l’ingénieuse utilisation de l’ancienne route dans les gorges, pour un sens de l’autoroute. Ce qui nécessite seulement la construction de deux voies pour l’autre sens, à quelques km de distance, sur le plateau.
Après un dernier tour dans Skopje, il est temps de plier bagages et vélos.
Pour conclure, la Macédoine est une belle destination pour les cyclotouristes. Les paysages y sont très beaux et variés, même si, pour nous Rhone-Alpins, aucun n’est « à couper le souffle ».
Les habitants, quelle que soit leur origine ou leur religion, sont bienveillants, toujours prêts à vous aider et très « réglos » pour les prix. C’est un pays où on se sent en sécurité et bienvenus. Pour autant, il n’y a pour ainsi dire pas de touristes français et peu de touristes en général.
Les routes sont agréables et les chauffeurs très corrects. Globalement la signalisation dans les campagnes est présente, c’est peut-être en ville qu’elle manque. Nos vélos ont bien fonctionné et des étapes de 60 km de moyenne nous ont bien convenu.
Nous avons toujours trouvé des distributeurs de billets dans les villes et les gros bourgs. Idem pour les chambres d’hôtes ou les hôtels. Et c’est toujours très propre. Les fruits et légumes sont délicieux mais la cuisine peu variée.
La richesse historique est inépuisable, notamment pour les lieux de cultes (mosquées, mais surtout églises ou monastères orthodoxes).
Enfin, le climat nous a été plutôt favorable, en dehors de l’orage de grêle à notre arrivée et la canicule fin juin. Un beau séjour.

2:05 h de retard pour l’avion pour Vienne. Aurons-nous notre correspondance ? L’avenir nous le dira !

De Kratovo à Kumanovo

 

En poursuivant notre remontée vers le nord, nous trouvons une campagne très vivante et cultivée : de rizières dans la plaine de Kunica, d’arbres fruitiers, de maïs et de céréales en moyenne montagne. Nos petites routes serpentent entre 600 et300 m, sauf quand nous voulons visiter un monastère, là, il faut remonter vers 800, 900 m. Les paysages sont plus ouverts, c’est beau comme la Haute-Loire ! Et le matin, nous pédalons à la fraîche, dans une jolie lumière. L’été comme on l’aime.


Kratovo a encore du charme, accrochée à la pente au dessus de deux rivières encaissées, malgré ses nombreuses maisons abandonnées qui s’écroulent et un horrible bâtiment « moderne » (à la Louis Pradel, hommage au béton communiste) au dessus de la place du village. On y vient voir ses nombreuses tours médiévales et ses 7 ponts qui relient les 4 rives des deux rivières (vous me suivez ?)


Nous logeons dans une maison vieille de 4 siècles, gérée par Stevce Donesvski (responsable « du centre communal d’art rupestre de Kratovo ») qui maille son discours macédonien à propos de l’âme des Balkans du « slow food » et des « ethno house  » de quelques mots d’anglais. Il nous accueille à 4 heures de l’après-midi avec vin, café turc, rakia, thé, lard, fromage, ….. il m’offre une cuillère en bois et du « sel de Kratovo  » (un mélange d’épices à sa façon) pour mon anniversaire. Le lieu est calme, beau, le personnage vaut le détour, mais son nationalisme slavo-macédonien nous pèse, voire nous inquiète !).
Nous y sommes si bien que nous décidons d’y passer deux nuits, ce qui nous permettra d’aller visiter les « poupées de pierre » qui ne se trouvent pas sur notre route de retour. Cela nous vaut un petit tour de moins de 30 km et une pause « fin-de-matinée-déjeuner-sieste-après-midi « , a l’ombre de parasoles et d’arbres dans le joli jardin d’un petit restau perdu au milieu de la campagne à côté du site.


Je ne peux terminer l’épisode Kratovo (de cratère, probablement) sans évoquer avec émotion le délicieux plats de foie et tripes, proposé par le restau « Gurman ».

Après cette étape repos et gastronomique, nous repartons en direction de Kumanovo, troisième grande ville de la République de Macédoine. Nous traçons notre itinéraire de façon à passer au site préhistorique (Néolithique, semble-t-il) de Cocev Kamen. Il s’agit d’un gros bloc rocheux, haut d’une quinzaine de mètres, qui servait à l’époque d’observatoire des astres et de temple sacrificiel. Le lieu est complètement délaissé, il nous faut traverser hautes herbes et broussailles pour l’atteindre. Même si les éléments ne sont pas très explicites, c’est assez émouvant de mettre les pieds dans des marchés creusées dans la roche il y a entre 8000 et 6000 ans !


Cette région, réputée la plus pauvre de Macédoine, nous montre une activité agricole de moissons intenses, dans de petites exploitations familiales.Cette grosse activité montre une économie d’autosubsistance et probablement d’économie souterraine sinon grise. On note l’importance du traffic entre Skopje et Sofia. Une autoroute est en construction, comment impactera-t-elle la région ?
À midi, dans une minuscule épicerie au milieu de trois maison, nous achetons notre pique-nique, trois hommes sont attablés a une table près de nous, les questions en macédonien se devinent  » d’où êtes-vous? Où avez-vous dormi cette nuit ? Où allez-vous dormir ce soir ? Comment trouvez-vous la Macédoine ? Nous nous comprenons, alors que nous ne parlons pas la même langue et la patronne nous offre le café. Encore une belle rencontre.
Kumanovo n’a d’intérêt que pour l’étape AirBnB, très agréable.

Monastères et rencontres.

Descendre jusqu’à Kucani,a été trop facile et trop rapide. Il nous restait une bonne après-midi devant nous. Que faire ? Le monastère de Pantalejon, à Pantalej, selon le guide du Petit Paumé, propose un konak (chambres pour le voyageur de passage). Nous parcourons les 14 km sous la fraîcheur retrouvée. Les paysages sont magnifiques (on se croirait dans n Haute-Loire 😊), les paysans travaillent aux champs.
Arrivés au monastère, une gardienne au regard aimable comme une porte de prison nous fait comprendre que ce n’est pas possible. C’est clair, net, sans négociation possible, c’est non.
Nous repartons donc pour le village voisin (800 m, maxi) avec l’espoir de trouver une chambre. Le seul habitant du village (Karol), nous fait comprendre qu’il ne peut pas nous loger, que les autres maisons sont fermées, mais qu’il y a le konak !!
Nous lui expliquons par gestes la situation. Il téléphone à quelqu’un (qui?), nous offre un pain, deux oignons, une gousse d’ail et un kg de yaourt « bulgare » fait maison et nous fait signe de le suivre.
Retour au monastère. Il nous fait assoir et commence la négociation. 45 minutes ? 1 heure ? Milka est dure à convaincre. Dans leurs échanges nous entendons souvent dans les réponses de la femme « problème, documents, police ». Dans celles de Karol « Macedonia, français, …. ». Du genre « c’est l’image de la Macédoine qu’on donne aux Français ». À Sveti Ilija, le couple de retraités avait tout de suite appelé la police. Nous croyons comprendre qu’ici, on ne peut pas héberger un étranger sans prévenir la police. Et, en effet, les hébergeurs nous ont presque toujours demandé nos papiers. Pourquoi ici n’appelle -t-on pas la police pour trancher ? Mystère.
Nous patientons sagement, plutôt confiants. Karol est calme, aimable, convaincu !
Au bout de la discussion, soeur sourire ne s’est pas déridée, mais elle prend nos papiers d’identité et Karol va nous faire un café. Sauvés ! Une chambre avec des lits, des toilettes dans une cabane au jardin, un robinet d’eau froide, nous serons à l’abri du vent qui souffle maintenant en rafales. Le bonheur ! Inutile, pensons-nous, de demander si nous pouvons faire cuire nos pâtes dans une cuisine ! On se débrouillera avec nos réserves qui n’ont pas besoin de cuire.
Quand il repart, nous offrons discrètement un Opinel à Karol, pour sa précieuse aide et ses vivres si spontanément offertes. Belle rencontre.
Le lendemain, une piste puis la route qui grimpe à nouveau nous conduise au magnifique monastère de Sveti Levonevski. Situé à 900m d’altitude, sur les pentes intérieures d’un ancien cratère de volcan, il abrite des fresques remarquables du 14 eme siècle. Un pope nous fait visiter l’église. Pas de photos. Tant pis pour vous, il vous reste à venir ou peut-être google !😊

A ce propos, nous vous rappelons que nous ajoutons des photos dans notre album photos, dont le lien se trouve dans notre premier article de Macédoine.